Le Britannique Lando Norris, 19 ans en novembre, sera titulaire au volant d’une McLaren à moteur Renault la saison prochaine. Issu de la filière jeunes pilotes de McLaren, il a conclu “un accord de plusieurs années” avec l’écurie de Woking.

Pilote d’essai et de réserve, il a eu droit à ses deux premières séances d’essais libres lors des deux dernières semaines, aux Grands Prix de Belgique et d’Italie. Deuxième du Championnat de F2, avec quatre courses encore à disputer, il a également piloté pour McLaren sur simulateur et lors des essais privés d’Abou Dhabi en 2017 ainsi que d’Espagne et de Hongrie en 2018. “Nous croyons que Lando est un talent excitant, plein de potentiel, que nous avons gardé en notre sein pour cette raison”, commente le PDG de McLaren Racing, Zak Brown. “Lando est partie intégrante de notre plan pour nous reconstruire en Formule 1 dans le futur et il a déjà développé une relation forte avec l’équipe”, ajoute-t-il.

McLaren, qui n’a plus gagné en F1 depuis 2012, est en effet en pleine restructuration après la démission de son directeur de la compétition, le Français Eric Boullier, début juillet.

Vandoorne n’a jamais convaincu

Evincé au profit de Norris, le Belge Stoffel Vandoorne, 26 ans, a disputé 34 Grands Prix avec l’écurie britannique mais végète toujours en fin de classement au volant d’une monoplace peu performante. Il occupe la 16e place du Championnat du monde des pilotes, quand son coéquipier Fernando Alonso est 11e. Pour sa première saison en F1, en 2017, le Belge avait également terminé 16e du Championnat, derrière Alonso, 15e. Il avait intégré la filière jeunes pilotes de McLaren en 2013, avant de devenir le pilote d’essai de l’écurie en 2014 et de remporter le titre en GP2, la catégorie inférieure à la F1, en 2015. Devenu pilote de réserve de McLaren en 2016, il avait remplacé Alonso lors du GP de Bahreïn, marquant un point pour sa première course en F1. Titularisé l’année suivante, il ne s’est toutefois pas montré à la hauteur des espoirs. “Il est clair que nous n’avons pas offert à Stoffel les outils pour montrer son véritable talent mais, tout au long de notre relation, il a démontré un fantastique esprit d’équipe”, assure Brown.