Ferrari espère se relancer ce week-end à Imola, devant ses tifosi, après un début de saison décevant.
Reléguée à une décevante 4e place au classement constructeurs, Ferrari joue gros ce week-end à Imola, théâtre du Grand Prix d’Émilie-Romagne, septième manche de la saison. Alors que McLaren, emmenée par Oscar Piastri, domine la grille, la Scuderia espère profiter de ce rendez-vous à domicile pour relancer sa saison, avec une SF-25 revue et corrigée.
Ce sera également la première apparition de Lewis Hamilton sous les couleurs rouges devant les tifosi. Mais après six courses, le bilan est maigre pour Ferrari : un seul podium (Leclerc, 3e en Arabie Saoudite) et déjà 152 points de retard sur McLaren. Sur un circuit emblématique, à deux pas de Maranello, une contre-performance ferait tâche.
Le patron Frédéric Vasseur reste toutefois confiant, assurant avoir « tout préparé pour maximiser le potentiel du package ». À Miami, Leclerc et Hamilton n’étaient pourtant que 7e et 8e, une prestation en demi-teinte marquée par quelques tensions internes, notamment sur les choix stratégiques.
Red Bull en question, Mercedes sur la défensive
Le retour en Europe rime avec mises à jour techniques pour l’ensemble du paddock. Chez Mercedes, deuxième du classement, l’usure des pneus reste un défi. « Des évolutions sont prévues sur les prochaines courses », a indiqué Toto Wolff, conscient que McLaren ne faiblira pas.
Troisième, Red Bull cherche aussi à relancer la dynamique. Max Verstappen n’a remporté qu’un seul Grand Prix cette saison (au Japon), et l’équipe autrichienne fête son 400e week-end en F1 sous la pression. Des rumeurs évoquent un départ possible de Christian Horner après Imola, mais le Daily Mail dément pour l’instant toute remise en cause de son poste.
Alpine en pleine réorganisation
Chez Alpine, la crise est profonde. Neuvième au classement, l’écurie remanie son duo de pilotes ce week-end : Jack Doohan laisse sa place à Franco Colapinto, qui fera ses débuts en F1 aux côtés de Pierre Gasly. Autre changement de taille : Flavio Briatore devient officiellement patron de l’écurie, succédant à Oliver Oakes, parti pour des « raisons personnelles » selon la version officielle, bien que la presse britannique y voit un lien avec des ennuis judiciaires familiaux.
Le PDG de Renault, Luca de Meo, se veut rassurant : « Nous allons continuer à investir jusqu’à trouver l’alchimie ». Mais à Imola, sur ce circuit étroit où les dépassements sont rares, Alpine devra surtout espérer une qualification solide pour rester dans le coup.
The Tifosi always descends on Imola in support of Ferrari 🙌🇮🇹#F1 #ImolaGP pic.twitter.com/x1r1aO1MUn
— Formula 1 (@F1) May 14, 2025

