Alors que la 6ème épreuve du championnat du monde de Formule 1 a lieu ce dimanche à Monaco, le pilote Ferrari Charles Leclerc se confie sur ces années où il regardait le GP de sa terrasse.

À trois, quatre ans, je regardais le Grand  Prix en poussant mes petites voitures sur la terrasse de l’appartement d’un ami à Monaco“, raconte Charles Leclerc, pour qui remporter son premier Grand Prix, ce dimanche à domicile, serait un incroyable destin. “Je n’étais pas au courant que ma tête serait aussi grosse sur les tribunes“, déclare-t-il en parlant des affiches de lui, parsemées un peu partout à Monaco. Mais même s’il sera au volant de sa monoplace chez lui, dans des rues qu’il connait comme sa poche, “cela ne va pas être un weekend facile pour nous car on a eu des problèmes dans les virages lents à Barcelone et  en général depuis le début de la saison, et Monaco, c’est surtout réputé pour les virages lents“.

“Aucune pression”

On voit que tous les Monégasques commencent à suivre beaucoup plus la F1 depuis que je suis avec Ferrari mais je ne ressens aucune pression“, ajoute-t-il sereinement. Le pilote de 21 ans, qui occupe la 5ème place au championnat du monde, déroge un brin à la règle. Alors que tous les pilotes et le staff de la Formule 1 dorment à l’hôtel, lui a confié qu’à Monaco “je dors chez moi“. Pour autant, sa préparation ne change pas. “L’approche reste la même et c’est hyper important de la garder, que cela soit pour ce Grand Prix ou un autre durant la saison. Me préparer de la même façon, ne pas me mettre de pression supplémentaire, pas trop penser que c’est le Grand Prix à la maison donc qu’il faut faire mieux que les autres. Il faut essayer d’extraire le potentiel maximum de la voiture et voilà“.

Pensée pour son père et Jules Bianchi

À son habitude, le pilote a rappelé pour qui il voulait gagner : son père, et Jules Bianchi, dont il était un ami proche. Sur son compte Twitter, il a mis une photo de son casque en légendant : “La moitié de ce casque est celle de Jules et l’autre moitié est celle de mon père. Sans ces 2 je ne serais pas ici. Donnons tout pour ce week-end spécial.”

 

 

Vanessa Maurel