Ce week-end se tenait le Grand Prix de Chine en Formule 1, la 1000ème course de l’histoire, la 3ème manche de la saison. Alors que Mercedes a frappé fort, notamment avec la victoire de Lewis Hamilton, chez Ferrari, la déception a été plus grande.

 

Charles Leclerc n’a pas caché pas sa peine à l’arrivée. Alors qu’il était devant son coéquipier Sebastian Vettel, et qu’il se battait pour la troisième place, c’est son équipe Ferrari qui lui a demandé de laisser passer le pilote allemand, au 10ème tour. Une décision qui l’a rétrogradé à la 5ème place du classement, et qui a poussé Vettel sur la troisième marche du podium.

Du cockpit, c’est un peu difficile à digérer, mais parfois, on ne voit pas la même chose que la murette“, explique le Monégasque, sans esquisser le moindre sourire. Même s’il n’a pas voulu “commenter” cette décision, la déception se lit sur son visage. “Il faut que j’en discute avant, que je regarde l’image générale de la course“, raconte-t-il.

Si Charles est contrarié, il en a le droit et nous devons l’accepter”

De son côté, son coéquipier Vettel explique cette décision en confiant :”On devait essayer car je me sentais plus rapide que lui. Je pense que nous avons bien joué pour l’équipe“. Et l’équipe, c’est cela qu’a voulu privilégier Ferrari, comme le précise le patron de l’écurie Mattia Binotto à Sky Sport. “Si Charles est contrarié, il en a le droit et nous devons l’accepter. Je comprends ce sentiment mais, à ce moment de la course, les Mercedes étaient plus rapides et nous avons essayé de donner à Seb la meilleure chance possible. Il ne s’agissait pas de favoriser un pilote (au détriment de l’autre).  Mais c’est notre devoir de développer la voiture pour nous assurer d’être au sommet. On va regarder les données à Maranello, et revenir forts à la prochaine course “. Le prochain rendez-vous est donné. Il se tiendra le 28 avril, au GP d’Azerbaïdjan.

Vanessa Maurel