Sebastian Vettel a décrit samedi, après les qualifications du Grand Prix du Japon de Formule 1, sa décision de quitter Red Bull comme un pas qu’il a hâte de faire, sans jamais évoquer Ferrari.

Q: Qu’est-ce qui vous a incité à annoncer ce départ ?
R: Une décision comme celle-ci ne se prend pas du jour au lendemain. C’est toujours un pas important à faire quand une excellente relation arrive à son terme, après autant de temps passé ensemble, des années fantastiques. Il faut bien comprendre qu’il n’y a rien de négatif du tout. Je ne pars pas parce que je n’aime plus être ici ou parce que je n’aime plus les gens. Je n’ai rien à prouver ici, tout ce que nous avons réussi, nous l’avons réussi ensemble.

Q: Ce départ est-il lié à vos difficultés à aller plus vite que votre nouveau coéquipier ?
R: Cette saison ne s’est pas déroulée comme nous le souhaitions, surtout la première moitié qui pour moi partait un peu dans tous les sens. Nous avons progressé, mais ça restera une saison difficile. Et je n’ai pas perdu espoir que les cinq dernières courses se passent bien. Vous pourriez conclure que cette année n’a pas été réussie (ndlr: zéro victoire pour Vettel, trois pour Ricciardo), et donc que c’est le bon moment pour partir, mais ce n’est pas le cas. Je ne m’enfuis pas, je pars en paix, pour entamer un nouveau projet.

Q: C’est donc une question de motivation personnelle ?
R: Ce n’est pas une décision basée sur les résultats récents, c’est plus une voix à l’intérieur de moi qui a continué à grandir, et c’est un pas en avant que j’ai hâte de faire. D’une certaine façon, vous pouvez le comparer au moment, dans sa vie, où on décide de grandir et de quitter la maison. C’est de cet ordre-là, j’ai l’impression que je quitte ma famille, je dois écouter mon coeur. Il y a le désir et l’envie de créer quelque chose de nouveau, j’ai l’impression que c’est le bon moment. Finalement, c’est ça qui m’a décidé à ouvrir une nouvelle porte.