L’expérience compte aussi en Formule 1. Avec l’Espagnol Fernando Alonso, le Britannique Jenson Button et le Finlandais Kimi Raïkkönen, le Brésilien Felipe Massa est l’un des quatre pilotes du plateau à avoir déjà piloté sur le circuit du Grand Prix d’Autriche, de retour au championnat du monde de F1 après 11 ans d’absence. Il signe sa première pole depuis le GP du Brésil en 2008.

Pour l’écurie Williams, c’était jour de fête, elle qui n’avait plus placé ses deux pilotes sur la première ligne, depuis 2003. Felipe Massa est venu coiffer au poteau son coéquipier, le Finlandais Valtteri Bottas, qui pensait à 24 ans avoir décroché sa première pole position. Le Brésilien a réalisé le meilleur tour de la qualification à sa dernière tentative, au bout de la Q3. Après ces qualifications, nous sommes un peu surpris, on s’attendait à voir les Mercedes en tête, a expliqué le Brésilien. Il n’y a pas un écart énorme, peut-être parce qu’il s’agit d’une piste courte (4,3 km, l’une des plus courtes de la saison, ndlr), a-t-il ajouté un peu étonné.

Pour la première fois depuis le début de la saison, aucune Mercedes ne partira de la première ligne, puisque les deux pilotes des Flèches d’Argent, à commencer par le champion du monde 2008, le Britannique Lewis Hamilton, ont raté leurs qualifications. Hamilton, parti deux fois à la faute en Q3, n’a été crédité d’aucun temps. Nico Rosberg, l’actuel leader du championnat du monde, dans sa dernière tentative, il n’a pas réussi à terminer le tour à fond, la faute à la sortie de piste… d’Hamilton, qui a provoqué la sortie des drapeaux jaunes. Je pense que je suis plus rapide en course. La piste est propice aux dépassements, j’ai une voiture rapide et je ferai de mon mieux demain, prévient Rosberg, satisfait de cette troisième place. Si Rosberg partira juste derrière Massa, Hamilton, classé seulement 9e samedi, devra remonter tout un peloton devant lui avant de penser à une 27e victoire en F1.

Massa a décroché sur le Red Bull Ring de Spielberg (sud) sa 16e pole position en F1, la première depuis le GP du Brésil en 2008. A 33 ans, il est l’un des quatre pilotes sur 22 (avec l’Espagnol Fernando Alonso, le Britannique Jenson Button et le Finlandais Kimi Raïkkönen) à avoir déjà piloté sur le circuit du GP d’Autriche, de retour au championnat du monde de F1 après 11 ans d’absence.

Une grande partie des 100.000 spectateurs attendus dimanche sur le Red Bull Ring ont été douchés samedi par le déroulement des qualifications. Leur idole Sebastian Vettel n’a pas passé le cap de la Q2. On ne pouvait pas faire plus aujourd’hui. J’ai fait deux tours trop lents. Nous ne sommes pas aussi performants ce week-end que précédemment. Le manque de vitesse de pointe nous fait beaucoup de mal, a commenté l’Allemand. Le champion du monde en titre était doublement dépité : il partira loin dimanche (12e) et son coéquipier, l’Australien Daniel Ricciardo (vainqueur du dernier GP au Canada), partira en troisième ligne (5e des qualifications).