Le pilote japonais Yuki Tsunoda, qui courra la saison 2021 chez AlphaTauri, a prévenu qu’il n’avait pas l’intention de renier son style offensif lors de ses débuts en Formule 1 avec sa nouvelle écurie, où il remplacera le Russe Daniil Kvyat.
A 20 ans, Tsunoda sera le premier Japonais à courir en F1 depuis Kamui Kobayashi en 2014. Il sera associé chez AlphaTauri au Français Pierre Gasly. Nommé samedi « rookie de l’année » par la Fédération internationale automobile (FIA) après sa troisième place dans le championnat de Formule 2 où il débutait pour l’écurie britannique Carlin, le jeune pilote espère faire une aussi bonne impression en F1. « Mon point fort, c’est ma façon d’attaquer, je suis sûr que les gens, quand ils me verront piloter, seront impressionnés par mon style offensif », a expliqué Tsunoda lors d’une conférence de presse en ligne. En F2 la saison dernière, il a remporté deux courses, fini sept fois sur le podium et obtenu quatre pole positions. « Je débute, donc lors de première partie de la saison, je voudrais lâcher les chevaux pour aller aussi vite que possible, même si je dois faire des erreurs », a affirmé le natif de Kanagawa, dans le Grand Tokyo, qui fait partie de la filière de jeunes de Red Bull et du programme des jeunes pilotes de Honda.
« Mon équipier (Pierre Gasly, ndlr) est très expérimenté et j’ai envie d’apprendre au maximum de lui tout en poussant le plus loin possible mon potentiel », a ajouté Tsunoda. « Puis, dans la seconde partie de la saison, je mettrais en place tout ce que j’ai appris pour m’améliorer à chaque course », a ajouté le petit pilote (1,59 m), qui va devoir travailler physiquement pour maîtriser les F1, beaucoup plus puissantes que les F2. « En Formule 2, par exemple, je ne faisais pas vraiment attention à mon cou quand je freinais mais quand je suis passé en F1, et que j’ai expérimenté la puissance de la voiture, mon cou l’a vraiment senti passer ! », a-t-il confié. En F1, les pilotes doivent supporter des pressions latérales particulièrement fortes au niveau du cou. « À la fin de la journée, si je ne reposais pas ma tête contre l’appui-tête, je ne pouvais même pas le soulever. Je vais devoir renforcer les muscles de mon cou pour pouvoir espérer concourir au mieux la saison prochaine », a-t-il conclu.

