De passage en France pour son partenaire de toujours, Zinedine Zidane n’a pas échappé aux questions sur ses débuts difficiles avec la réserve du Real Madrid. L’ancien joueur revient surtout sur son arrivée avortée aux Girondins de Bordeaux et sur l’équipe de France, démentant avoir sollicité le poste de sélectionneur.

C’est dans l’ombre que Zinedine Zidane a décidé d’apprendre son nouveau métier d’entraîneur. Je me sens bien, je suis content, j’apprends beaucoup au contact de cette jeune équipe. Mais il faut beaucoup travailler, explique l’ancien joueur au micro de RMC à propos de la réserve du Real Madrid. Dans un rôle inattendu pour un champion du monde, champion d’Europe, Zidane dit apprécier les conditions dans lesquelles il travaille. Plus que dans le costume d’un adjoint comme il l’a été avec Carlo Ancelotti la saison dernière : Au bout d’un moment, même avec un entraîneur comme Carlo Ancelotti, j’avais envie de faire autre chose c’est tout. Castilla s’offrait à moi donc je n’ai pas hésité une seule seconde.

Il n’y a jamais eu de sollicitation

Pour les Girondins de Bordeaux peut-être. J’avais envie d’y aller, confirme Zidane. J’ai vu Jean-Louis Triaud (président des Girondins, NDLR), on a discuté à Madrid. Il a été très clair dès le début sur ce qu’il avait à me proposer. J’ai dû faire un choix et je me suis dirigé vers Castilla. Pour un temps, car comme il le dit lui-même : Ceux qui pensent que je n’ai pas l’étoffe, que je vais me planter ou que je ne peux être pas entraîneur, ils ne changeront pas d’avis. Tant que je ne serai pas l’entraîneur d’une équipe de Première Division, ils ne changeront pas.

Le ton était plus affirmé lorsqu’il a évoqué l’équipe de France. L’ancien international dément avec fermeté avoir sollicité le poste de sélectionneur en 2012, infirmant des déclarations de Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF). Il n’y a jamais eu de sollicitation, répond Zidane. Et je voudrais qu’on arrête de parler de ça, je n’ai plus rien à dire là-dessus. Toutefois, il ne ferme pas la porte aux Bleus pour le futur : Si j’ai la possibilité de prendre un jour l’équipe de France, pourquoi pas ? Mais ce sont les résultats qui feront que j’en aurai la possibilité ou pas.
Il ne faut pas forcer un joueur

Ancien coéquipier de Franck Ribéry en équipe de France,
Zinedine Zidane dit avoir été surpris de sa décision
de ne plus vouloir jouer avec les Bleus. Mais le Ballon d’Or
1998 ne veut pas l’accable : C’est un joueur qui peut
encore beaucoup apporter aux Bleus. Après, il ne faut pas
forcer un joueur qui ne veut pas aller en sélection de lui-
même.