Waldemar Kita met le FC Nantes en vente : le prix et les offres au crible

Après 19 ans à la barre des Canaris, Waldemar Kita prépare activement la cession du club au plus offrant. Au bord de la relégation, Nantes attire des repreneurs étrangers, mais le président polonais exige des chèques solides et un projet cohérent.

Propriétaire du FC Nantes depuis août 2007, Waldemar Kita a investi environ 100 millions d’euros dans le club, générant au passage des plus-values historiques comme la vente de Moses Simon ou Randal Kolo Muani. Mais la crise sportive actuelle – 17e place en Ligue 1, barrages en vue – accélère sa volonté de départ. “Départ imminent”, titraient certains médias ce mois-ci, confirmant que Kita restructure les comptes pour rendre le FCN attractif. Il attend une offre “crédible”, au-delà des 80 millions d’euros refusée au Collectif Nantais (mené par Michael Landreau) en décembre 2023.

Offres refusées et valorisation explosive

Kita n’a jamais caché son ouverture : en décembre 2024, il déclarait “si quelqu’un apporte un plus avec des moyens crédibles, je prends tout de suite”. Pourtant, les propositions passées ont échoué. Un fonds britannique proposait 62 millions en 2019, jugé insuffisant ; le Collectif Nantais visait 80 millions en 2023, bloqué par des divergences sur la gouvernance. Aujourd’hui, la valorisation explose : comparé à Strasbourg (75 millions en 2024) ou Lens (estimé à 155 millions après vente de 13% pour 20 millions), Nantes pourrait se négocier entre 100 et 150 millions d’euros, boosté par son stade de 38 000 places et son centre de formation.

Des repreneurs étrangers – fonds qatari, américain ou anglais – sondent le dossier, attirés par le potentiel en Ligue 1 et l’académie prolifique. Kita insiste sur une “culture française à préserver”, écartant les projets trop spéculatifs. Avec 20 entraîneurs nommés sous son ère et une dette maîtrisée (résultat net positif de 514 000 euros en 2023-2024), il vise une sortie dorée. Le timing est critique : un maintien en L1 pourrait gonfler le prix de 20-30%. Les supporters retiennent leur souffle, espérant un sauveur stable avant la descente aux enfers.