Le gouvernement portugais lance une enquête nationale après les accusations de racisme de Vinícius Júnior contre Gianluca Prestianni de Benfica. Cette affaire relance le combat acharné du Brésilien contre les insultes.
Vinícius Júnior a remis une couche sur son combat contre le racisme après la qualification héroïque du Real Madrid en 8es de finale de Ligue des champions (1-0 contre Benfica mardi soir). La star brésilienne accuse Gianluca Prestianni, jeune attaquant argentin de Benfica, de l’avoir traité de « singes » en pleine rencontre à la Luz. Ces allégations, relayées sur les réseaux sociaux de Vini, ont provoqué une réaction immédiate : le gouvernement portugais a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête nationale pour « racisme et discrimination », saisissant les autorités compétentes. Une affaire qui tombe à pic pour sensibiliser l’Europe, alors que l’arbitre François Letexier avait validé la victoire merengue sans incident majeur signalé.
Singes ou pas ? Le Portugal tranche !
José Mourinho, coach de Benfica, monte au créneau pour défendre son protégé : « Prestianni n’est pas raciste, il n’a pas insulté Vinícius », a-t-il lancé en conférence de presse, minimisant l’affaire comme une « provocation habituelle ». De son côté, Gianni Infantino, président de la FIFA, a salué la gestion exemplaire de Letexier, soulignant l’évolution des protocoles anti-racisme en Europe. Vinícius, habitué aux polémiques (il avait déjà porté plainte contre des fans de Valence en 2023), persiste et signe : « Le racisme est partout, il faut l’éradiquer ». Cette enquête pourrait mener à des sanctions sévères contre Prestianni, voire Benfica, si les preuves s’accumulent.
Au Real Madrid, on soutient à 100% son joyau, leader offensif avec 12 buts en Liga cette saison. Cette polémique intervient dans un contexte tendu pour les Merengues, 2es de Liga et en pleine course européenne. Pour Vinícius, c’est une nouvelle bataille dans son rôle de porte-voix mondial contre le racisme, qui pourrait galvaniser le vestiaire avant les quarts. Reste à voir si le Portugal, sous pression, livrera une réponse ferme ou diluera l’affaire dans les méandres administratifs.

