La vérité de Deschamps sur l’affaire Rabiot

Invité sur le plateau de « Ici c’est Willy », Didier Deschamps a répondu aux questions des journalistes. Le sélectionneur a accepté de revenir sur l’histoire avec Adrien Rabiot. Il ne mâche pas ses mots à l’encontre du jeune parisien.

 

« Avant qu’on soit en stage, il m’a fait parvenir un mail. J’ai demandé confirmation à Philippe Brocherieux pour savoir si c’était bien lui qui me l’avait envoyé. Suite à cela, je l’ai appelé 2-3 fois par téléphone. Je lui ai envoyé un SMS pour pouvoir échanger avec lui. Il n’a pas souhaité le faire, a expliqué le sélectionneur sur les ondes de RMC Sport. J’avais déjà décidé. Il s’excluait du groupe suppléants… Je ne vais entrer dans le détail du mail mais en étant suppléant, tu es obligé, vis-à-vis de la FIFA, de remplir certains critères de localisation par rapport à un éventuel contrôle. La vie continue. Ce n’est pas une chose agréable. Ça peut être surprenant mais c’est surtout gênant et embêtant pour lui. »

 

Rabiot en Bleu sous les ordres de Deschamps, c’est une fiction

 

Deschamps ne s’est pas s’il le reprendra : « J’ai pris d’autres joueurs qui ont fait ce qu’il fallait faire. Et entre temps, j’en ai appelés d’autres qui ont répondu aussi à mes attentes. Sa situation actuelle sera-t-elle la même dans deux mois au PSG ? Ce n’est pas la même qu’il y a trois mois. Ce n’est pas une question de pardonner ou de punir, mais une question de concurrence. Et il y en a beaucoup, surtout à ce poste-là. Ce n’est pas pour en faire un cas particulier même si c’est une grosse erreur. Il n’aurait pas dû faire ça. Pour lui et vis-à-vis de ses partenaires et des autres joueurs. Il est jeune, j’espère que cela lui servira de leçon. »

Et de conclure : « On a tous été joueurs de foot. Tu ne vas pas dire : « Lui mais qu’est-ce qu’il fait ? Il fait n’importe quoi ! » Tu ne peux pas l’exprimer. Il y en a qui étaient autant, si ce n’est plus déçus que lui, qui trouvaient ça injuste. Je suis apte à comprendre ça. Je fais en sorte de me mettre à leur place même si je ne suis pas à leur place. C’est un sentiment humain qui est acceptable. Sélectionner c’est éliminer. Le cas, pour moi, c’est mon groupe. »