Écrasé 4-0 à l’aller par un Atlético Madrid impitoyable, le FC Barcelone s’avance vers sa demi-finale retour de Coupe du Roi en position quasi désespérée. Mais Hansi Flick refuse de céder à la fatalité. L’entraîneur allemand croit toujours en l’impossible, convaincu que la fierté blaugrana peut encore renverser les montagnes.
Au lendemain d’une défaite vécue comme une gifle, Hansi Flick a choisi un autre ton : celui de la résistance. Conscient de l’ampleur du défi, l’ancien sélectionneur de l’Allemagne s’est présenté devant la presse avec un message d’espoir et d’engagement total. « C’est difficile, mais ce n’est pas impossible », a-t-il martelé, rappelant que le Barça s’est construit sur des soirs où tout semblait perdu.
Plus qu’un discours de circonstance, Flick veut rallumer quelque chose. Derrière le désastre du match aller, il perçoit encore une lueur : la capacité du groupe à se transcender dans sa propre arène, soutenu par un public du Montjuïc qu’il espère incandescent. « Si nous sommes unis, joueurs et supporters ensemble, alors nous pouvons lutter contre l’Atlético. Aller en finale serait un rêve », a-t-il ajouté.
Car pour le technicien allemand, cette union sacrée sera la seule voie. Les chiffres disent que la mission est quasi irréalisable, mais Flick insiste sur la dimension psychologique : « Nous devons être convaincus que nous pouvons revenir, tout donner pendant 90 minutes, voire plus ». Ce « voire plus » résume tout — la conscience que l’énergie du désespoir peut parfois renverser le cours d’une saison.
Le Barça face à sa fierté
Au-delà d’un simple match de football, cette demi-finale retour s’annonce comme un test de caractère. Le Barça n’a pas seulement perdu un match, il a perdu la face à Madrid. L’heure est venue de sauver l’honneur, de redonner du sens à un projet encore en construction sous Flick.
Les prochaines heures s’annoncent cruciales. Dans le vestiaire, le discours du coach devra se transformer en actes : intensité retrouvée, pressing coordonné, et surtout, cette envie d’y croire jusqu’à la dernière seconde. Face à un Atlético pragmatique, fidèle à l’esprit de Simeone, la bataille sera d’abord mentale.
Pour Flick, le défi dépasse le résultat. C’est une question d’identité. Montrer que le Barça, même dans la difficulté, reste fidèle à ses valeurs : jouer, attaquer, se battre. Et si le miracle n’a pas lieu, au moins quitter la Coupe la tête haute — avec la conviction d’avoir tout tenté.
