Le technicien de Chelsea, Liam Rosenior, s’est exprimé avec gravité sur l’incident qui a accompagné le choc Benfica–Real Madrid en Ligue des champions.
Si l’enquête autour des accusations visant Gianluca Prestianni est toujours en cours, l’entraîneur anglais a profité de sa prise de parole pour rappeler une ligne de conduite claire : le racisme, sous toutes ses formes, n’a pas de place dans le football.
Une condamnation sans détour
Devant la presse, Rosenior n’a pas cherché à esquiver le sujet. Sans commenter directement le dossier de Vinicius Junior, visiblement touché après le match aller à Lisbonne, le coach des Blues a martelé un message de principe.
« Toute forme de racisme dans la société – et pas seulement dans le football – est inacceptable », a-t-il affirmé d’un ton ferme, avant de souligner qu’il n’entendait pas spéculer sur une affaire toujours à l’étude par les instances européennes. Mais le ton ne laissait aucune place au doute : la compassion du technicien allait entièrement vers le Brésilien du Real Madrid. « Quand un joueur est bouleversé comme l’était Vinicius, c’est généralement pour une bonne raison », a-t-il ajouté.
L’intervention de Rosenior tranche par sa clarté et son empathie. À un moment où plusieurs affaires ternissent encore l’image du football européen, le manager de Chelsea a voulu rappeler qu’au-delà du résultat sportif, certaines valeurs demeurent non négociables.
L’expérience personnelle d’un combat toujours actuel
La force des mots de Rosenior vient aussi de son vécu. Fils d’un joueur pionnier au sein du football britannique, lui-même confronté aux insultes racistes au cours de sa carrière, le technicien de 41 ans sait la portée que peuvent avoir certains gestes ou paroles sur un joueur. « J’ai moi-même été victime d’insultes racistes », a-t-il confié, avant de délivrer un message sans ambiguïté : « Si un joueur, un entraîneur ou un manager est reconnu coupable de racisme, il n’a pas sa place dans le football. Pour moi, c’est aussi simple que cela. »
Ce témoignage donne une dimension personnelle à un discours souvent convenu. Il place Rosenior dans la lignée de ceux qui utilisent leur plateforme pour défendre un football plus juste, plus humain. Son intervention, mesurée mais résolue, s’inscrit dans une continuité de prises de position fortes contre les discriminations, un combat dont Vinicius Junior est devenu malgré lui l’un des symboles récents.
En refusant l’indifférence et en rappelant l’exigence morale qui incombe au monde du sport, Liam Rosenior signe un message qui dépasse Chelsea. Il rappelle que, même dans la compétition la plus prestigieuse du continent, l’essentiel se joue parfois ailleurs : sur le terrain de la dignité.
