Resté à Londres malgré plusieurs approches en janvier, Mathys Tel a finalement obtenu ce qu’il voulait : une vraie chance. L’attaquant français, 20 ans, réintègre la liste de Tottenham pour la Ligue des Champions.
Un détail administratif pour certains, mais une petite victoire symbolique pour un joueur longtemps en suspens, entre promesse et frustration. On se souvient de son unique apparition européenne en décembre face au Slavia Prague — une parenthèse vite refermée, presque oubliée.
Et pourtant, Thomas Frank n’a jamais vraiment fermé la porte. Le technicien danois, arrivé cet hiver dans un contexte délicat, a discuté longuement avec son attaquant avant de trancher : Tel reste, et mieux encore, il sera du voyage pour l’Europe. Une décision qui traduit une confiance retrouvée, mais aussi un besoin criant de profondeur offensive alors que les Spurs, parfois brillants, parfois brouillons, oscillent encore entre deux saisons.
Un pari calculé sur la scène européenne
Sauf que rien n’est encore gagné. Les chiffres, souvent impitoyables, ne plaident pas pour lui : peu de minutes, beaucoup d’attentes. Mais sur les terrains d’entraînement, le staff observe un joueur plus libéré, plus mature. Et pour Tottenham, réintégrer Tel en LdC, c’est aussi une façon maligne de l’exposer au maximum — idéal pour gonfler sa cote et négocier la meilleure plus-value possible sur un investissement à 40 millions d’euros. Pas question de brader un talent formé à Rennes et déjà comparé, à tort ou à raison, à des cadres de l’équipe de France. Si tout se passe bien, ce retour pourrait marquer un tournant discret, mais décisif, dans la progression d’un joueur que Londres n’a pas encore appris à connaître.

