Tottenham Hotspur a officiellement annoncé ce mardi l’arrivée de Roberto De Zerbi sur le banc des Spurs, mais l’euphorie attendue autour de ce grand nom du football européen s’est vite transformée en tourbillon de réactions, entre espoir, scepticisme et colère.
L’entraîneur italien, qui vient de quitter l’Olympique de Marseille, signe un contrat de cinq ans au nord de Londres, un engagement à long terme qui tranche avec la saison de crise qu’ont traversée les Spurs.
Un sauvetage en urgence
Au classement, Tottenham pointe à la 17ᵉ place de Premier League, avec seulement un point d’avance sur West Ham, premier relégable, après une série de mauvais résultats et le bref intermède d’Igor Tudor, écarté après une quarantaine de jours à peine. De Zerbi, ancien entraîneur de Brighton et de l’OM, est donc surtout appelé à un seul impératif immédiat : éviter la relégation en Championship. Sept matchs restent à disputer, face à des équipes comme Sunderland, Brighton, Wolves, Aston Villa, Chelsea ou encore Manchester United, un parcours considéré par plusieurs observateurs comme un “sacré combat” pour le maintien.
Une nomination saluée mais controversée
Dans les médias et parmi une partie de la base supporters, De Zerbi est célébré comme un entraîneur ambitieux, porteur d’un football offensif et d’une identité de jeu moderne. Des anciens comme Jermain Defoe soulignent son “CV incroyable” et son expérience en Premier League, ce qui pourrait rassurer un vestiaire en pleine déroute. Pourtant, sa nomination est loin de faire l’unanimité.
Une colère des groupes de supporters
Plusieurs associations de supporters, dont le Tottenham Hotspur Supporters’ Trust, Proud Lilywhites, Women of the Lane ou encore Spurs Reach, ont vivement critiqué la décision de la direction. Elles reprochent à De Zerbi son soutien passé à Mason Greenwood, considéré comme un dérapage incompatible avec les valeurs de respect et d’égalité que le club se veut de défendre. Dans un communiqué, le Supporters’ Trust parle même de “préoccupations profondes” et de “parole blessante” pour une partie de la communauté des Spurs, au moment où le club tente de se reconstruire.
Une saison qui sera décisive
Sur les réseaux sociaux et les forums, la base est divisée : d’un côté ceux qui veulent croire en un “grand manager” capable de galvaniser l’équipe, de l’autre une frange de supporters qui redoute une banalisation de la polémique et une montée de la violence verbale autour du club. Dans ce contexte tendu, la saison 2025‑2026 pourrait bien se jouer autant sur le terrain que dans les tribunes, avec Roberto De Zerbi au cœur de la tempête. Réussira‑t‑il à unifier un club éclaté, à sauver la Premier League et à effacer derrière lui les polémiques ? Autant de questions auxquelles les prochains mois, et les sept matchs finaux, devront répondre.
