Arrivé cet hiver dans un climat mouvementé, Quinten Timber s’impose déjà comme une révélation à l’Olympique de Marseille. Habib Beye savoure ce coup de maître signé la direction marseillaise, tout en pointant la prochaine étape du développement du milieu néerlandais.
Dans un contexte agité, entre instabilité sportive et défi européen, l’OM a enfin trouvé une note d’harmonie. Elle porte un nom : Quinten Timber. Recruté pour 4,5 millions d’euros en provenance de Feyenoord, le milieu néerlandais de 24 ans s’est immédiatement adapté au tempo phocéen. Sa puissance, sa sérénité face à la pression et sa générosité dans l’effort ont séduit le Vélodrome comme son entraîneur, Habib Beye.
« C’est un joueur incroyablement complet », confiait le coach ce vendredi devant la presse. « Il peut évoluer dans différents systèmes, devant la défense ou dans un rôle plus libre. Contre Auxerre, il a su ajuster sa position et a grandement aidé nos offensifs. » Pour Beye, ce recrutement s’apparente tout simplement à un “coup magnifique” réalisé par l’OM, un pari intelligent au coût mesuré, qui porte déjà ses fruits.
L’influence grandissante de Timber dans le jeu marseillais
Dans l’entrejeu, Timber est devenu incontournable. Sa faculté à casser les lignes, à résister aux duels et à relancer proprement offre à Marseille une stabilité précieuse dans une saison souvent turbulente. Ses prestations traduisent l’ADN du projet de Beye : intensité, plaisir de jouer et engagement total. « C’est un joueur qui vit pour le football, il aime s’entraîner, il aime se donner. Ce genre de profil élève naturellement le niveau collectif », martèle le technicien sénégalais, visiblement conquis.
Mais au-delà des éloges, le coach n’oublie pas les exigences d’un club sous pression. Jusqu’ici, Timber n’a ni but ni passe décisive à son actif. Une donnée que Beye veut rapidement voir évoluer. « J’attends qu’il prenne plus d’initiatives offensives. Il vient trop souvent chercher le ballon bas, alors qu’il a une vraie capacité d’accélération quand il est trouvé dans le dos de la pression. C’est son prochain palier, et je sais qu’il peut le franchir. »
Une montée en puissance offensive qui pourrait bien transformer Timber en maillon essentiel du sprint final olympien vers l’Europe. En quelques semaines, le Néerlandais s’est imposé comme un cadre en devenir, un symbole de l’espoir retrouvé au cœur d’un OM en reconstruction. Si le club a connu la tempête, Habib Beye, lui, peut se réjouir : son nouveau milieu est déjà la lumière qui perce les nuages du Vieux-Port.

