Le gardien star du Real Madrid, Thibaut Courtois, franchit une étape majeure dans sa carrière hors terrains en devenant actionnaire du Le Mans FC.
Annoncé ce 19 février 2026, cet investissement via son fonds NxtPlay Capital propulse le club sarthois dans une ère de rêve, porté par un consortium international alliant sport de haut niveau et vision entrepreneuriale.
Thibaut Courtois n’est pas seulement le dernier rempart infranchissable du Real Madrid et des Diables Rouges. Désormais, il endosse le rôle d’investisseur stratégique au cœur du foot français, rejoignant les rangs des actionnaires du Le Mans FC en Ligue 2. Cette opération, officialisée jeudi par le club, scelle l’entrée majoritaire du fonds brésilien OutField, déjà présent au capital depuis l’été dernier. Plusieurs millions d’euros injectés visent à doper les infrastructures, le centre de formation et l’image du Manceau, actuellement cinquième du championnat après 23 journées. À 33 ans, le Belge apporte bien plus qu’un chèque : son aura mondiale et son expertise en performance sportive, forgées dans les plus grands stades européens.
Un rêve entrepreneurial partagé
Cette prise de parts collective réunit des profils atypiques, mêlant athlètes d’élite et businessmen avisés. Novak Djokovic, maître incontesté du tennis, y côtoie Felipe Massa et Kevin Magnussen, anciens pilotes de Formule 1 habitués aux enjeux de la vitesse et de la précision. Aymeric Magne, ex-président de l’ESTAC Troyes, et Georgios Frangulis, PDG du groupe Oakberry, complètent le tableau. Ensemble, ils visent à transformer Le Mans en un « Wrexham français », ce modèle britannique où une star comme Ryan Reynolds a propulsé un club modeste sous les projecteurs mondiaux. « C’est une alliance gagnante entre passion du sport et ambition économique », soulignait Thierry Gomez, président du Le Mans FC depuis 2016, qui conserve la barre opérationnelle comme président-directeur général.
Le timing est idéal pour les Manceaux, absents de l’élite depuis la saison 2009/10. Avec une équipe solide et un public fervent, le club rêve de promotion en Ligue 1. Courtois, formé à Genk et passé par Chelsea, l’Atlético et Madrid, incarne cette ascension possible. Son engagement n’est pas anodin : en pleine préparation de la fin de saison au Bernabéu, il mise sur un projet à long terme, où son rôle pourrait s’étendre à du conseil sportif ou à des partenariats médiatiques. Gomez insiste : « Thibaut nous apporte une crédibilité immédiate, un réseau unique pour attirer talents et sponsors. »
Vers une nouvelle ère pour Le Mans ?
Au-delà des noms ronflants, cet investissement structurel répond à un défi clair : stabiliser et projeter. OutField pilote l’opération, promettant des avancées concrètes en formation et billetterie VIP. Pour les supporters, c’est une bouffée d’air frais dans un foot français souvent critiqué pour sa frilosité capitalistique. Courtois, discret sur ses motivations personnelles, rejoint ainsi une vague de stars footballistiques tentées par l’actionnariat – de Beckham à Maldini. Reste à voir si ce vent frais portera Le Mans vers les sommets. Une chose est sûre : avec un gardien de but au capital, la défense du projet semble assurée.


