Le FC Barcelone se retire officiellement du projet de Super Ligue européenne.
Ce samedi, le club catalan a publié un communiqué limpide : fin de l’aventure. Une annonce lourde de symboles, tant le Barça avait été l’un des piliers initiaux de cette idée de compétition fermée. Après des mois de débats, de menaces judiciaires et de grandes promesses économiques, la direction blaugrana prend ses distances. Et c’est tout un pan du projet A22 qui s’écroule.
Car ce retrait ne tombe pas du ciel. Depuis le départ de Joan Laporta, l’équilibre interne du club s’est transformé, et la pression populaire a fini par peser lourd. Les socios n’ont jamais vraiment adhéré à cette idée d’une élite coupée du reste de l’Europe, guidée plus par la finance que par la passion. Sauf que, derrière les beaux discours, beaucoup espéraient tout de même une manne économique salutaire. Aujourd’hui, les chiffres se contredisent, certains parlent d’accords confidentiels qui n’auraient pas tenu, d’autres d’une simple lassitude politique. Ce qui est sûr, c’est que le vent a tourné.
Le Real, dernier combattant isolé
Le départ du Barça laisse le Real Madrid terriblement seul dans son combat. Florentino Pérez, convaincu que l’UEFA asphyxie les grands clubs, continue de défendre bec et ongles son rêve de ligue alternative. Mais la scène a changé : l’époque des promesses de grandeur s’est effritée, remplacée par une réalité plus pragmatique. La Juventus, elle aussi, a pris ses distances. Et désormais, voir naître cette fameuse Super Ligue ressemble davantage à une illusion juridique qu’à un projet de révolution.
