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Super Ligue : la fin d’un mirage, Pérez capitule

Florentino Pérez - Photo by Icon Sport

Après cinq ans de bras de fer avec l’UEFA, le Real Madrid acte officiellement la mort de la Super Ligue. Un tournant symbolique pour un football européen qui retrouve, au moins en façade, une unité tant réclamée.

Et pourtant, Florentino Pérez y croyait encore. Contre vents, marées et sarcasmes, le président du Real Madrid a tenu la ligne jusqu’au bout, persuadé que l’avenir économique du foot passait par ce championnat fermé entre géants. Mais mercredi, l’homme fort de la Maison Blanche a dû rendre les armes : un accord tripartite avec l’UEFA et l’EFC enterre définitivement le projet lancé dans la fureur d’avril 2021. Cinq années de tensions, d’actions en justice, de discours enflammés, pour finir dans la poignée de main diplomatique que Gianni Infantino a saluée à Bruxelles. Ironie du sort, celui qui défendait la souveraineté des clubs signe lui-même la paix avec les institutions.

Une guerre qui n’a servi personne

Nasser Al-Khelaïfi, président de l’EFC et patron du PSG, s’est montré triomphant — sans écraser pour autant son rival madrilène. Le Qatari a loué « l’élégance » et « le génie visionnaire » de Pérez, histoire de refermer le chapitre avec panache. En coulisses, certains évoquent pourtant un accord financier pour solder les procédures en cours, évaluées à 4,5 milliards d’euros. Officiellement, tout le monde gagne. Officieusement, personne ne sort vraiment indemne. La Super Ligue a laissé des cicatrices profondes, un climat de méfiance entre clubs et institutions, et une question qui flotte, toujours : jusqu’à quand le modèle actuel de la Ligue des Champions tiendra-t-il sans une nouvelle secousse ?

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