Le milieu de terrain du Stade Rennais, jamais convoqué en équipe de France, a livré un aveu désarmant de sincérité. À 31 ans, Valentin Rongier regarde son parcours sans amertume, conscient d’avoir croisé une génération d’exception.
Dans un football où chaque joueur rêve du maillot bleu, Valentin Rongier a choisi la franchise plutôt que la frustration. Interrogé par Ouest-France, l’ancien capitaine de l’OM a admis qu’il n’a jamais vraiment eu sa place dans la hiérarchie des Bleus. « À chaque fois que je voyais les listes, je me disais : bordel, c’est fort », confie-t-il avec une lucidité touchante. À son poste, les concurrents s’appellent Tchouaméni, Rabiot ou Veretout : difficile de se faire une place dans un tel casting.
Il y a pourtant eu une période où il y a cru, à l’époque d’Igor Tudor à Marseille. Présélectionné plusieurs fois, il pensait que son heure avait sonné après deux blessures en équipe de France. « Et finalement, c’est Veretout qui a été appelé », sourit-il, sans aigreur. Aujourd’hui capitaine à Rennes, Rongier sait que le train bleu est passé. Mais dans ses mots perce encore l’envie, celle d’un joueur qui, même sans hymne tricolore, n’a jamais cessé d’aimer profondément son métier.

