Mahamadou Nagida, latéral gauche camerounais de 20 ans, porte haut les couleurs du Stade Rennais, club formateur historique ayant révélé des phénomènes comme Ousmane Dembélé, Eduardo Camavinga ou encore Jérémy Jacquet.
Arrivé en 2023 et prolongé jusqu’en 2029, il affiche 31 matchs pros et 2 buts. Sa masterclass dans le 3-0 à Auxerre hier le consacre comme l’étincelle du renouveau haise-ien, en pleine course à l’Europe.
De Douala à Roazhon, dans la lignée des cracks
Le SRFC n’est pas qu’un club de passage : c’est une Académie unique, exportatrice de talents mondiaux. Dembélé y a explosé en 2016 avant le Barça, Camavinga en 2019 avant le Real, Jacquet aujourd’hui à Leverkusen – la liste est interminable. Nagida, né en 2005 à Douala et formé aux Brasseries du Cameroun, s’inscrit dans cette tradition. Vitesse foudroyante, centres laser, audace offensive : ses qualités de latéral moderne séduisent instantanément. Une rupture des ligaments croisés en février 2024 (105 jours d’arrêt) et un prêt au Mans FC en janvier 2026 l’ont testé, mais son retour tonne avec 9 apparitions en L1, dont une titularisation XXL à Auxerre.
Franck Haise, propulsé après le limogeage d’Habib Beye, voit en Nagida l’arme idoine pour son 4-3-3 conquérant. Polyvalent à droite comme à gauche, il supplée sans faillir Myzian ou Le Cardinal. Lion Indomptable à 9 reprises, il infuse cette intensité africaine qui colle à l’ADN rennais. À 6e avec 37 points, le SRFC défie Reims samedi pour viser le top 4, à trois longueurs de l’OM. Valorisé à 1,5 M€, il pourrait suivre le chemin de ses aînés vers les géants européens.
Nagida n’est pas encore Dembélé ou Camavinga, mais il vibre de la même fougue. Dans ce Stade Rennais formateur, il transforme chaque opportunité en promesse. Les Roazhon Cells, gardiens de cette tradition, chantent déjà son nom. À lui de graver le sien parmi les illustres.

