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Stade Rennais : la grande lessive d’Habib Beye n’est pas terminé !

Habib BEYE (Photo by Dave Winter/FEP/Icon Sport)

Habib Beye, l’entraîneur intransigeant du Stade Rennais, accélère le dégraissage hivernal de son effectif pléthorique, avec déjà plusieurs départs bouclés et d’autres en vue.

Depuis son installation sur le banc rennais à l’été 2025, Habib Beye n’a eu de cesse de prôner un groupe resserré, limité à 22-25 joueurs combatifs, après un été déjà sanglant avec 26 départs retentissants : Arnaud Kalimuendo parti 20 M€, Baptiste Santamaria, Adrien Truffert et bien d’autres ont fait les frais d’une refonte radicale. Cette stratégie, visant à alléger une masse salariale écrasante et à favoriser l’émergence des jeunes talents, s’inscrit dans une philosophie claire : privilégier la qualité à la quantité dans un effectif qui comptait alors 38 professionnels. Malgré une saison en dents de scie, Beye persévère, convaincu que la performance passe par un noyau dur soudé.

Coup de balai hivernal : qui part, qui reste ?

Le mercato d’hiver 2026 voit Rennes passer à la vitesse supérieure : Albert Gronbaek file en prêt à Hambourg, suivi d’une vente à 5 M€ et deux deals supplémentaires avec le club allemand, tandis que Seko Fofana, écarté du groupe, est activement pisté pour un prêt au Portugal. Kader Meïté et Ismaël Omari attirent les regards, et Ludovic Blas pourrait suivre si offres alléchantes arrivent. Pour contrebalancer, Sebastian Szymański a été recruté 11 M€ en milieu offensif, apportant créativité là où il en manquait cruellement. Beye, dans une interview récente, se veut rassurant : « On est dans les temps », tout en ouvrant la porte à un dernier renfort créateur si le contingent s’allège davantage.

Ce ménage à grande eau, accéléré par la défaite cuisante en derby contre Lorient (0-2), répond à un constat amer : manque de caractère et de rotation efficace. Avec des pépites comme Jeanuël Belocian ou Thierno Barry sous le coude, Rennes parie sur la jeunesse pour viser l’Europe, évitant les pièges d’un vestiaire surpeuplé. Reste à voir si ce dégraissage porte ses fruits d’ici la fin de saison, ou si Beye devra ajuster le tir face à un calendrier infernal.

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