Le dossier Beye devient brûlant et franchement dérangeant. À Marseille, on observe, pendant qu’à Rennes la tension grimpe d’un cran.
Habib Beye reste le favori pour reprendre le banc de l’Olympique de Marseille. Son profil d’ancien joueur du club, sa capacité à gérer la pression et son passage récent à Rennes plaisent en interne. Mais l’affaire est loin d’être simple. Le Stade Rennais n’a toujours pas acté son départ et l’a confirmé cette semaine. Une procédure de licenciement est en cours, sans accord amiable trouvé à ce stade. Selon les dirigeants bretons, le dossier doit désormais passer par une tentative de conciliation devant la LFP, pas avant la semaine prochaine. Un calendrier qui agace Marseille, pressé de trancher pour sa fin de saison.
Des contacts précoces qui fâchent Rennes
D’après Ouest-France, la colère rennaise s’explique aussi par des échanges jugés déplacés. Habib Beye aurait discuté avec l’OM alors qu’il était encore en poste. Les premiers contacts dateraient du 28 janvier, juste après l’élimination européenne de l’équipe de Roberto De Zerbi. À ce moment-là, en coulisses, l’avenir du coach italien semblait déjà fragile. Le point de rupture serait intervenu quelques jours plus tard. Rennes s’est incliné 3-0 au Vélodrome, dans un match où certains choix ont surpris, notamment la titularisation de Glen Kamara, quasiment absent jusque-là. Le lendemain, Beye évoquait déjà les conditions de son départ avec sa direction. Un enchaînement mal vécu par les décideurs bretons.
L’OM répond
Face à ces graves accusations, la direction marseillaise n’a pas tardé à réagir auprès du journal La Provence. « La direction de la communication institutionnelle de l’OM a démenti ces affirmations. Le club marseillais assure qu’aucune discussion n’a eu lieu avec Habib Beye avant le départ de Roberto De Zerbi. L’Olympique de Marseille, qui poursuit sa réflexion autour du banc, affirme vouloir respecter les procédures et les situations contractuelles des entraîneurs en place », peut-on lire.

