Dans un long entretien accordé mercredi à L’Equipe, Rudi Garcia a accepté de faire un bilan de sa première saison avec l’AS Rome. La deuxième place finale des Giallorossi, la concurrence avec la Juventus Turin mais aussi son avenir et le mercato estival : les sujets ne manquent pas.

La satisfaction prend le dessus. Si l’AS Rome termine cette saison à 17 points de la Juventus Turin, la faute notamment à trois dernières défaites, Rudi Garcia retient avant tout la deuxième place finale de ses joueurs. Le danger serait de rester sur cette impression de déception. Si on m’avait dit à mon arrivée qu’on battrait le record de points en Serie A de la Roma, qu’on se qualifierait directement pour la C1, lance l’ancien coach de Lille. Evoquant la saison stratosphérique de la Vieille Dame alors que son groupe a connu quelques pépins importants, le technicien romain a zéro regret.

Les spécificités de la Serie A. Alors qu’il vient de boucler son premier exercice derrière les Alpes, l’homme de 50 ans prend la défense d’un championnat italien pourtant de plus en plus décrié. C’est l’un des championnats où il y a le plus d’équipes qui peuvent jouer la qualification directe en C1. De la concurrence, il y en a eu avec la Juve, Naples, la Fiorentina… C’est un championnat ouvert. Qui peine malgré tout à donner des équipes compétitives sur la scène européenne. L’Italie doit faire mieux, confirme-t-il, référence au prochain indice UEFA qui reléguera le pays à la cinquième place derrière le Portugal. Rudi Garcia tient ainsi à balayer les clichés sur la Serie A : C’est tout sauf un championnat défensif.

L’envie de poursuivre l’aventure. Ça se passe bien mais je ne suis pas dupe non plus. Le jour où on perdra trois matches d’affilée… On a l’impression que j’ai acquis un peu de crédit. Mais c’est tellement fragile tout ça. Heureux d’avoir accepté le challenge transalpin, le natif de Nemours ne compte pas s’arrêter là même si des discussions vont se tenir au sujet de la prolongation de son bail. Je serai là la saison prochaine (…) Il n’y a pas d’urgence, je suis sous contrat (jusqu’en 2015, ndlr). Je crois au projet du club. Je suis bien ici. Reste que Rudi Garcia attend que la Roma se donne les moyens de pouvoir continuer à rivaliser avec la Juve et, aussi, de bien figurer en C1. S’il considère être dans la bonne direction, Rudi Garcia espère faire de la Roma l’un des plus grands clubs européens.

Quel recrutement l’été prochain ? Courtisé – ça fait plaisir de voir son nom circuler dans des grands clubs – Rudi Garcia sait également que ses joueurs ont pris une autre dimension en 2013-2014. Comme Miralem Pjanic, dont la prolongation est un signe fort, et Mehdi Benatia, qui sera romain la saison prochaine. Interrogé aussi sur le mercato estival, il prône la stabilité tout en espérant des renforts, sans faire de folies. Il faut garder nos meilleurs joueurs et recruter (…) L’objectif est de ne pas gonfler la masse salariale. On n’en a pas les moyens et, avec le fair-play financier… Mais on va tout faire pour garder tout le monde. On a fait de gros efforts l’été dernier. On a vendu pour 80 millions et on a acheté pour 50 millions. Normalement, on n’aura pas besoin de vendre.

Camille Fischbach, pour Top Mercato