Prêté au FC Porto en février 2026, Seko Fofana revit en Liga portugaise. Ce choix d’Habib Beye pourrait hanter le Stade Rennais pour longtemps.
Seko Fofana, recruté à 20 millions d’euros de l’Al-Hilal en janvier 2025, n’a jamais convaincu sous Habib Beye à Rennes. En 29 apparitions toutes compétitions confondues, l’Ivoirien n’a inscrit que 2 buts et délivré 3 passes décisives, pour un temps de jeu famélique de 1 200 minutes environ. Dès la 10e journée de Ligue 1, le 29 octobre 2025, Beye l’écarte de la feuille de match contre Reims, déclarant en conférence : « Seko doit se remettre en question, je l’ai pris entre quatre yeux ». Ce signal fort mène à un prêt sec au FC Porto le 2 février 2026, sans option d’achat, officialisé sur Instagram du club breton.
Porto libère un monstre oublié
À Porto, leader incontesté de la Liga NOS avec 7 points d’avance, Fofana explose depuis son arrivée. En 8 matchs disputés (dont 7 titularisations), il cumule déjà 1 but, 2 passes décisives et une moyenne de 2,5 tacles par rencontre, selon les stats de Transfermarkt. Le 18 février 2026, lors d’une victoire 3-1 contre Benfica, il est élu homme du match pour son impact physique et ses 92% de passes réussies. Sérgio Conceição, coach des Dragons, vante son recrue : « Seko apporte une intensité que nous cherchions, il est indispensable ».
Ce renouveau portugais contraste violemment avec l’hiver rennais. Sous Franck Haise, arrivé le 5 février pour remplacer Beye limogé après une série noire (3 défaites d’affilée), Rennes stagne à la 9e place de Ligue 1, à 12 points du podium au 26 mars 2026. Le milieu manque cruellement de rotation : sans Fofana, les Rouge et Noir alignent souvent les mêmes 11, avec 1,8 but marqué par match en moyenne depuis janvier.
Les regrets s’accumulent au Roazhon Park, où Fofana reste sous contrat jusqu’en 2029. Porto envisage déjà une prolongation de prêt ou un rachat partiel, selon Foot Mercato du 24 mars. Pour Beye, viré après avoir « marqué le coup » avec ce départ forcé, cette décision pourrait cristalliser son échec : un investissement de 20 M€ qui tourne au cauchemar si l’Ivoirien ne revient pas. Rennes paie cher l’absence d’un guerrier au cœur du jeu, alors que la course à l’Europe s’emballe.

