C’est un séisme pour le football mondial. Le gouvernement de l’État de Rio de Janeiro envisage de vendre le légendaire stade Maracanã afin de faire face à une dette vertigineuse de 1,89 milliard d’euros. Le but ? Réduire les coûts d’entretien, évalués à près de 160 000 euros par match, et renflouer des finances publiques au bord du gouffre.
« Le gouvernement investit une fortune dans l’entretien du Maracanã », a expliqué Rodrigo Amorim, président de l’Assemblée législative de Rio (Alerj), qui espère récolter environ 320 millions d’euros grâce à la vente. Le projet, encore soumis à validation parlementaire, suscite déjà une onde de choc au Brésil, où les supporters dénoncent un véritable “sacrilège footballistique”.
Inauguré en 1950, le Maracanã n’est pas qu’un stade : c’est un monument. Il a accueilli la finale de la Coupe du monde 1950, celle des Jeux olympiques 2016, et des centaines de matchs légendaires. Symbole du football brésilien, l’antre de Flamengo et Fluminense pourrait bientôt devenir… un actif à vendre.

