Accroché sur la pelouse de Nottingham Forest (2-2) mercredi soir, Manchester City n’avance plus au rythme qui a fait sa force ces dernières saisons. Deuxième de Premier League, le champion en titre compte désormais sept points de retard sur Arsenal, solide leader malgré un match de plus au compteur.
Mais pas question de céder à la panique pour Pep Guardiola, qui continue de croire à un sprint final maîtrisé.
« Il reste neuf matchs à jouer, huit pour Arsenal. Je regarde toujours vers le prochain rendez-vous », a déclaré le technicien espagnol, visiblement plus concentré sur la dynamique collective que sur les mathématiques d’un classement encore mouvant. City se prépare désormais à affronter Newcastle en Coupe d’Angleterre, sans perdre de vue la nécessité de remettre de l’ordre dans ses finitions.
City payé pour ses absences de rigueur
Face à Forest, les Citizens ont encore laissé filer une victoire qui leur tendait les bras, comme trop souvent ces dernières semaines. Menant deux fois au score, les partenaires de Phil Foden ont concédé l’égalisation sur un relâchement collectif et des approximations défensives évitables. « Nous avons bien joué dans de nombreux domaines, mais il y a encore des détails à corriger », a analysé Guardiola, toujours fidèle à sa lecture froide et méthodique des événements.
Le constat est implacable : Manchester City a déjà laissé échapper trop de points après avoir ouvert la marque. Une statistique inhabituelle pour une équipe réputée pour son autorité jusqu’au bout du temps réglementaire. Entre le manque de tranchant offensif d’un Erling Haaland encore irrégulier et une défense parfois inattentive, les Skyblues peinent à dégager la sérénité qui faisait leur force.
Pourtant, le discours du coach catalan se veut volontairement mesuré. Guardiola sait que la saison reste longue et que son équipe a souvent su accélérer lorsque la pression devient maximale. « Je suis satisfait de beaucoup de choses. Il nous faut simplement retrouver notre constance », a-t-il glissé, sans hausser le ton.
L’expérience parle : dans cette course au titre, City ne part pas vaincu. L’entraîneur triple champion d’Angleterre mise sur la profondeur de son effectif et la solidité mentale de ses cadres pour relancer la machine. Avec neuf journées à disputer, l’écart avec Arsenal n’est pas irrattrapable — mais la marge d’erreur, elle, s’est envolée.
À l’heure où les Gunners semblent tenir le rythme avec une confiance retrouvée, les Citizens devront s’appuyer sur leur ADN de compétiteurs pour espérer un nouveau retournement de situation. Guardiola, lui, a déjà choisi sa ligne : garder son calme, ajuster les détails et maintenir la pression jusqu’à la dernière minute du championnat.

