Quand un ailier français envoie valser son contrat au Club América pour protéger ses gosses, ça cogne fort. Allan Saint-Maximin, 28 ans, balance tout sur Instagram et file signer à Lens. Une histoire qui pue le réel, loin des stades ensoleillés.
Arrivé l’été dernier à Mexico, après un détour par l’Arabie et la Turquie, Saint-Maximin met le feu au Club América : 16 matchs, 3 buts, 2 passes, les supporters en transe devant ce dribbleur fou. Et pourtant, derrière les projecteurs, ça dérape grave. Ses enfants, scolarisés là-bas, se font insulter, harceler pour leur couleur de peau – des mots qui tuent, jour après jour, dans un pays où on jure que le foot unit tout le monde. Lui, il craque le 30 janvier, poste une story Instagram qui tabasse : « Le problème, c’est pas la couleur de peau, c’est celle des pensées. À ceux qui s’en sont pris à mes gosses, vous avez merdé. » Court. Brut. Vrai.
Un départ qui laisse des questions en suspens
Ses potes de l’équipe rentrent sur le terrain avec une banderole « Non au racisme », le club publie un merci larmoyant, l’entraîneur Jardine parle d’un gars qui n’a pas su s’adapter culturellement – sans le groupe, hein, juste lui. Sauf que les chiffres se contredisent : statistiquement, il cartonnait, on ne sait pas encore si c’était vraiment culturel ou si le racisme minait tout depuis le début. Libre comme l’air, il atterrit à Lens hier, contrat jusqu’en 2026 avec option, pile après la fermeture du mercato. Les Sang et Or jubilent, mais au fond, qui gagne vraiment ? La famille sauve sa peau, le foot perd un talent brut. Et Mexico ? Ça rumine, silencieusement.

