L’équilibre d’un club professionnel est fragile. Alors que Saint-Etienne joue dans le haut du tableau cette saison, le club doit gérer l’affaire du “SMS” envoyé par erreur par Bernard Caïazzo au directeur général des Verts, Frédéric Paquet.

L’Equipe relate l’histoire qui plonge le club au bord du chaos. En prévision du conseil de surveillance de l’AS Saint-Etienne du 17 janvier, le président dudit conseil, Bernard Caïazzo, compte charger le directeur général des Verts, Frédéric Paquet. Recruté en janvier 2018 pour relancer le club, on lui reproche son style trop personnel et l’absence de nouvelles recettes dégagées alors que l’ASSE a emprunté 25 M€ l’année dernière pour muscler son effectif. Problème, Bernard Caïazzo se trompe de destinataire. Il pense envoyer un SMS à Jean-Marc Barsotti, président de l’association des Verts, pour lui rappeler la nécessité de contester l’action Frédéric Paquet, mais c’est sur le téléphone du directeur général des Verts que le message arrive !

Lors du conseil de surveillance du 17 janvier, Paquet n’est finalement pas désavoué. Mais le mal est fait. Roland Romeyer, président du directoire des Verts, s’en est mêlé. Depuis cette affaire, Paquet, placé à la tête de l’exécutif de l’ASSE en raison du burn out que traversait alors Romeyer, se retrouve ainsi sous la tutelle de ce dernier, vers qui il s’était tourné après avoir reçu le SMS de Caïazzo… Depuis son retour, Romeyer passerait outre toutes les décisions de son DG. Il gérerait en solitaire le cas Robert Beric qu’il veut prolonger contre l’avis de Paquet.

Depuis son arrivée, l’ASSE est passée de la 16e à la 4e place en Ligue 1. Mais le problème se situerait d’abord sur le plan économique. Le DG des Verts doit trouver 10 M€ d’ici à 2021, puis 20 M€ à partir de cette date. Alors que les recettes, hors vente de joueurs, n’ont pas augmenté depuis 2010. Au désespoir de Caïazzo, assure le quotidien sportif. En parallèle, la question de la vente du club ressurgit. Bernard Caïazzo serait sur le point de trouver un troisième investisseur pour muscler les fonds de l’ASSE. Celui-ci entrerait alors pour un tiers au Conseil d’Administration du club, via une augmentation de capital. Les discussions se concentrent autour de trois candidats : un Américain, un Anglais et un Émirien. Son arrivée, si arrivée il y a, est espérée en mai. Mais cette opération ne plairait pas à Romeyer, lequel redoute de se retrouver en minorité.