Au Real Madrid, Rodrygo Goes végète. À 24 ans, l’ailier brésilien, jadis prodige, attend toujours l’étincelle qui rallumera son dossier transfert en ce froid février 2026.
Rodrygo Silva de Goes n’est plus le chouchou incontesté du Bernabéu. Sous la houlette de Xabi Alonso, il sombra dans l’ombre des géants Mbappé, Vinicius Junior et Bellingham, ne décrochant que trois titularisations cette saison pour un bilan famélique : deux buts, une passe. Recruté à prix d’or en 2019, sous contrat jusqu’en 2028, il rumine une frustration ouverte, multipliant les signaux d’énervement. Le Real, pragmatique, a fixé son prix : 80 à 100 millions d’euros pour un joueur en pleine disgrâce sportive. Pourtant, malgré les échos persistants, aucune offre béton ne s’est matérialisée cet hiver. Rodrygo a même changé d’agents pour dynamiser son avenir, mais le mercato reste muet, comme si l’Europe hésitait à miser sur un crack en pleine mue.
Frustrations cumulées : un été pour rebondir ?
Cette inertie intrigue. À Paris, Luis Campos observe de loin ce profil caméléon – ailier droit ou gauche, dribbleur électrique –, parfait successeur potentiel à un Dembélé capricieux. Mais le PSG, prioritaire sur d’autres fronts comme Kayode ou Thuram, n’a lancé aucun assaut officiel. C’est en Premier League que ça bouillonne vraiment : Liverpool et Arsenal, en quête de polyvalence offensive, Liverpool pour remplacer Salah à terme, Arsenal pour booster Saka. Manchester City et Chelsea guignent aussi, attirés par ses 14 buts la saison passée. Rodrygo penche pour l’Angleterre, rêvant d’un statut de titulaire indiscutable loin de l’enfer madrilène. Le Barça, plombé financièrement, reste spectateur.
Le virage semble pris vers l’été. Alonso, inflexible sur sa hiérarchie, ne voit plus Rodrygo comme un titulaire. Florentino Pérez attend une proposition XXL pour rentabiliser l’investissement, tout en surveillant les clauses libératoires. À 24 ans, avec son palmarès (Liga, C1), Rodrygo a le pedigree pour rebondir au sommet. Mais le risque plane : un prêt raté ou une saison blanche pourraient ternir sa cote. En Ligue des Champions, ses éclairs sporadiques rappellent son potentiel – un but contre Liverpool en phase de groupes a refait parler. Reste à savoir si Paris relancera pour un coup tactique, ou si Londres l’accueillera bras ouverts. Pour l’instant, Rodrygo patine, coincé entre fierté merengue et appel du large. L’été 2026 pourrait être son ultimatum : gloire ou purgatoire.

