Le coup de sang à Lisbonne a des conséquences.
Expulsé dans le temps additionnel contre Benfica le 28 janvier (défaite 2-4), Rodrygo écope de deux matchs ferme en Ligue des Champions pour « langage injurieux » envers l’arbitre italien Davide Massa — deux jaunes en une minute, puis des mots trop vifs. Le voilà absent des barrages aller-retour face aux Aigles portugaises, 17 et 25 février.
La sanction tombe mal, vraiment mal. Álvaro Arbeloa, déjà aux prises avec une infirmerie blindée, perd son ailier polyvalent au pire moment — 3 buts, 6 passes en 26 matchs cette saison, dont un en C1. Rodrygo avait présenté ses excuses publiques le lendemain, assumant son coup de nerfs face aux « gains de temps » adverses et l’annulation litigieuse d’un but. Sauf que l’UEFA n’a pas tremblé, et le Real paie aussi 40 000 euros d’amende pour retard au coup d’envoi du même match.
Benfica, le fantôme qui hante Madrid
Rodrygo incertain à Valence dimanche, avec sa jambe droite qui tire encore et une fièvre récente. Les chiffres des rotations d’Arbeloa contredisent les certitudes : sans lui, Mbappé et Vinícius devront porter l’attaque, mais les barrages sans Brésilien sentent le piège. On ne sait pas encore si Raúl Asencio, lui aussi expulsé ce soir-là (un match de suspension), rebondira vite. Le Bernabéu grince, et ce Classico européen ravive les plaies.

