Après avoir frôlé la sortie à l’automne avant de ramener Rennes dans le bon wagon, Habib Beye voit de nouveau les nuages s’amonceler. Trois défaites, zéro but, et des tensions internes qui inquiètent en haut lieu.
Le scénario a comme un air de déjà-vu. Fin octobre, le technicien sénégalais semblait sur le point de quitter le navire avant de réussir un spectaculaire redressement, emmenant Rennes vers une sixième place flatteuse. Sauf que cette fois, la dynamique s’est brutalement inversée. Trois revers consécutifs, une attaque en panne sèche, un vestiaire où les voix dissonantes se multiplient. Les dirigeants, prudents mais inquiets, s’interrogent. Beye, lui, reste droit dans ses bottes, convaincu que son approche finira par payer. On ne sait pas encore si le club en aura la patience.
Un avenir suspendu aux résultats
Et pourtant, tout n’est pas perdu. Rennes occupe toujours une place européenne virtuelle, un détail qui change beaucoup de choses puisque, selon L’Équipe, cette qualification activerait la prolongation automatique de Beye jusqu’en 2027. Paradoxe total : il suffirait de quelques bons matchs pour tout apaiser, pour faire oublier le mauvais passage et relancer un projet qu’on disait à bout de souffle. Mais le football rennais, souvent fidèle à ses paradoxes, ne promet rien de simple. Les discussions entre l’entraîneur et ses dirigeants s’annoncent serrées, voire orageuses, autant sur les objectifs que sur les moyens pour les atteindre.

