Rennes fait danser la samba au PSG !

Porté par un Roazhon Park en fusion et un Brice Samba en état de grâce, le Stade Rennais a signé un succès spectaculaire en dominant le Paris Saint‑Germain (3‑1) en ouverture de la 22e journée de Ligue 1.

Dans une ambiance électrique, sous la pluie bretonne, les hommes de Sébastien Tambouret, brillant intérimaire après l’éviction de Beye, ont livré une prestation d’une intensité rare, alliant pressing haut, rigueur défensive et efficacité offensive. Dominé dans l’attitude comme dans le réalisme, le PSG a cédé face à une équipe rennaise plus tranchante et disciplinée.

Dès les premières minutes, Rennes affichait ses intentions : jouer sans complexe et bousculer le champion de France. Lepaul trouvait déjà le poteau de Safonov après une frappe lourde, tandis qu’Al Tamari imposait sa vivacité à Nuno Mendes, souvent dépassé. Le bloc rennais, compact et agressif, coupait les circuits parisiens dans l’entrejeu, contraignant les hommes de Luis Enrique à un jeu stérile. Doué, bien servi par Dembélé, tentait bien de piquer le gardien rennais Samba, mais ce dernier restait vigilant. Progressivement, Paris s’installait dans le camp adverse, confisquant le ballon sans réussir à créer du danger réel. Kvaratskhelia manquait d’inspiration, Doué se heurtait aux défenseurs, et Dembélé voyait encore Samba repousser sa tentative.

Rennes, lui, exploitait la moindre ouverture. Merlin sollicitait Safonov d’une frappe rasante, avant que le tournant du match ne survienne à la 34e minute : parfaitement lancé dans le dos de Mendes, Al Tamari éliminait Pacho avant d’enrouler du gauche dans le petit filet opposé. Le Roazhon Park explosait, récompensant la générosité collective des Rouge et Noir. A la pause, Rennes menait logiquement 1‑0, porté par son efficacité et son bloc compact.

Au retour des vestiaires, les Bretons repartaient sur le même rythme et manquaient le break après une erreur grossière de Zabarnyi que Nordin ne parvenait pas à convertir. Luis Enrique tentait alors de relancer la machine en injectant du sang frais avec Barcola et Lee Kang‑in. Mais c’est Rennes qui frappait encore, à la suite d’un corner parfaitement frappé par Szymanski : Lepaul dominait son vis‑à‑vis au second poteau et catapultait sa tête sous la barre (2‑0, 69e). Une sanction pour un PSG trop passif.

Touché dans son orgueil, Paris réagissait dans la foulée. Sur un centre précis d’Hakimi, Dembélé reprenait de la tête et réduisait l’écart (2‑1, 71e), relançant brièvement le suspense. Le dernier quart d’heure virait alors au siège. Les Parisiens multipliaient les centres, Ramos butait sur un Samba impérial, tandis que Brassier sauvait in extremis une frappe cadrée de Barcola. Rennes résistait avec abnégation, bien soutenu par son public.

Et comme souvent dans ce scénario, le contre fatal arrivait : Blas, lancé sur la gauche, centrait fort au premier poteau, où Embolo jaillissait pour couper la trajectoire et sceller la victoire rennaise (3‑1, 81e). Dans un Roazhon Park en transe, Rennes signait un succès de prestige, fruit d’un collectif solidaire et d’un réalisme exemplaire. En face, un PSG frustré et maladroit concédait une défaite logique, rappelant que la Ligue 1 reste un terrain où la domination technique ne suffit pas toujours sans intensité ni efficacité.

On notera les choix gagnants de Sébastien Tambouret avec notamment les matchs pleins de joueurs qui n’avaient plus la confiance d’Habib Beye : Samba, Rongier, Blas.

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