Battus par Getafe et distancés par le Barça en Liga, les Madrilènes voient poindre le spectre d’une saison blanche. Interrogé sur la situation délicate du Real Madrid, Alvaro Arbeloa a préféré éluder, maintenant son discours sur la préparation du prochain match face au Celta Vigo.
Le Real Madrid traverse une période trouble. Lundi soir, les Merengue ont chuté à Getafe (0-1), un revers qui laisse le FC Barcelone s’échapper en tête du championnat avec quatre points d’avance. La défaite s’inscrit dans un contexte pesant : la Supercoupe d’Espagne perdue, une élimination prématurée en Coupe du Roi et une dynamique de jeu qui interroge. À mesure que la saison avance, la question se fait pressante : la Maison Blanche se dirige-t-elle vers une année sans trophée ?
Arbeloa, la fuite vers l’avant
Face à la presse, Alvaro Arbeloa a choisi de désamorcer les critiques sans entrer dans le jeu des projections. « Encore cette question ? Vous aussi ? », a-t-il lâché avant de temporiser, refusant de céder à la panique. « Je ne pense qu’au match contre le Celta Vigo, c’est la seule chose qui occupe mon esprit en ce moment. » Le technicien espagnol, encore novice à ce niveau, semble vouloir protéger son groupe d’une spirale négative en détournant l’attention vers le travail du quotidien.
Pour lui, l’enjeu immédiat se situe dans la réaction : regonfler la confiance, retrouver de la fluidité et renouer avec la victoire. Un discours prudent, presque défensif, dans une période où chaque faux pas fait trembler un club habitué à l’excellence. En interne, la direction madrilène reste mesurée, consciente d’un projet encore en phase de transition.
La route du Real n’est cependant pas close. En Ligue des champions, les Madrilènes ont encore une carte majeure à jouer, avec un huitième de finale face à Manchester City. Mais pour affronter le tenant du titre, il faudra plus qu’un discours apaisant : de la solidité, du caractère, et surtout un sursaut collectif.
Arbeloa, lui, sait que cette double confrontation pourrait sauver sa saison – ou la plomber définitivement. Car à Madrid, tout se juge au prisme des trophées. Et si la Liga commence à s’éloigner, la C1 demeure l’ultime refuge des grandes ambitions. En attendant, le Real avance à tâtons, entre doutes et espoirs, sous le regard d’un entraîneur qui tente, coûte que coûte, de garder le cap.

