L’avenir de Dayot Upamecano sonne comme un feuillon du mercato hivernal. Le défenseur du Bayern arrive au bout de son contrat le 30 juin, il le sait, le club le sait,bref tout le monde le sait. Real Madrid, Liverpool, d’autres encore en silence. À 27 ans, avec une cote toujours aussi haute, c’est le type de profil que les grands clubs ne laissent pas filer. Les chiffres parlent de 70 millions d’euros.
Sauf que le Bayern n’est pas resté les bras croisés. Le club a tenté d’appuyer là où il pense avoir un avantage : la stabilité. Munich, la famille, le confort du quotidien. Une offre massive a été mise sur la table, avec une date limite, presque comme un ultimatum poli. Et pourtant, rien n’a été signé. Pas de oui, pas de non définitif non plus. En interne, on murmure que les agents jouent leur partition, que le tempo n’est pas celui du joueur, ou peut-être pas uniquement le sien. Uli Hoeness, lui, n’a pas caché son trouble. C’est rare, et donc révélateur. Quand il parle de peur de voir les agents pousser vers la sortie, ce n’est pas une phrase lancée au hasard.
Sur le terrain, Upamecano reste ce défenseur paradoxal que tout le monde connaît. Capable d’éteindre un attaquant sur trente mètres, puis de s’offrir une relance risquée qui fait grimacer tout un stade. Depuis son arrivée en 2021, il a empilé les matchs, les titres aussi, avec cette sensation constante qu’il est à la fois indispensable et parfois imprévisible. Le Bayern sait ce qu’il perdrait sportivement, et encore plus économiquement, en le voyant partir libre. Mais on ne sait pas encore ce que le joueur, lui, est prêt à perdre ou à gagner. Et c’est là que ce feuilleton devient vraiment intéressant.

