Les blessures à répétition, les baisses de rendement et des faiblesses tactiques inquiétantes ont eu raison de Xabi Alonso… et menacent aujourd’hui Álvaro Arbeloa à la tête du Real Madrid.
Cet été, le club merengue pensait avoir bouclé son chantier défensif avec les arrivées de Carreras et d’Alexander-Arnold, ainsi que la promotion du jeune Asencio. Seul Lucas Vázquez avait quitté le navire. Objectif : éviter la cascade de blessures de la saison passée. Mais le scénario se répète, et Madrid n’a toujours pas trouvé la cause de ces problèmes physiques en série. À cela s’ajoute l’inconstance de certains cadres pourtant épargnés par l’infirmerie.
Sur le plan tactique, le désordre s’est installé. Xabi Alonso voulait imposer un bloc haut et un pressing agressif, mais le manque d’implication des attaquants a fait voler son projet en éclats. La défense, sur-sollicitée, a fini par craquer, victime d’un surmenage chronique.
L’infirmerie ne désemplit pas : Alexander-Arnold, enfin intégré au collectif, s’est à nouveau blessé (19 matchs d’absence). Huijsen accumule les pépins musculaires et peine à convaincre. Carreras alterne le bon et le moins bon, semant le doute. Militao, sorti sur civière, incarne le drame madrilène : seize matchs perdus, remplacé par Asencio, qui joue malgré une fissure au tibia et un nez fracturé. Carvajal, lui, peine à retrouver son niveau après deux saisons gâchées. Mendy reste un habitué de l’infirmerie, tandis que Fran García ne parvient pas à gagner la confiance de son entraîneur.
Même Alaba, relégué au rang de remplaçant après deux ans de galère, et Rüdiger, longtemps inépuisable, ont fini par céder. Malgré tout, le Real résiste : deuxième meilleure défense de Liga (18 buts encaissés, un de plus que l’Atlético). En Ligue des champions, la solidité se fissure davantage, mais la puissance offensive compense (21 buts marqués, 12 encaissés). En cumulé, 30 buts concédés en 30 matchs officiels.
Entre Alonso et Arbeloa, pas moins de vingt combinaisons défensives différentes ont été testées en 34 rencontres. Aucune n’a tenu dans la durée. Sur le papier, la charnière type — Trent, Militao, Huijsen et Carreras — n’a joué que quatre matchs ensemble. Les trois autres arrières les plus utilisés n’ont pas fait mieux… et dans toutes ces configurations figure un certain Valverde, repositionné défenseur, symbole des difficultés chroniques du Real à stabiliser sa ligne arrière.


