Les critiques de plus en plus virulentes à l’encontre du président madrilène le poussent à agir dans les prochains mois.
L’arrivée de Trent Alexander-Arnold à Madrid devait être un coup de maître : un latéral de classe mondiale, recruté librement, pour renforcer l’un des postes les plus fragiles de l’effectif. Mais la réalité s’est révélée bien différente.
Malgré ses qualités de passe et sa capacité à combiner, le défenseur anglais n’a jamais trouvé sa place dans le projet de Xabi Alonso. L’entraîneur basque n’avait d’ailleurs pas expressément demandé sa venue, un recrutement imposé par le club. Résultat : un impact quasi nul. Hormis quelques performances intéressantes lors du Mondial des clubs, le reste de sa saison a été marqué par les blessures et le manque de régularité.
Depuis son arrivée, Alexander-Arnold n’a disputé que 16 rencontres — soit à peine 887 minutes de jeu — pour trois passes décisives, dont deux lors du Mondial des clubs et une seule en Liga. Pire encore : il a manqué 19 matchs pour cause de blessures, passant plus de temps à l’infirmerie que sur le terrain. Pourtant, le Real Madrid avait déboursé 10 millions d’euros pour avancer son arrivée d’un mois, avant la fin de son contrat à Liverpool, afin qu’il participe au tournoi estival aux États-Unis.
Face à ce constat, Florentino Pérez a décidé d’activer l’« opération sortie ». D’après Bein Sports, le club madrilène cherche déjà une porte de sortie au latéral anglais pour l’été prochain. Un retour en Premier League est à l’étude, où Manchester City suivrait son dossier de près. Le Bayern Munich serait également intéressé, sans qu’aucune offre concrète n’ait encore été formulée.
L’adaptation de l’ancien joueur de Liverpool au football espagnol et à l’environnement madrilène s’est révélée compliquée. Son départ d’Anfield, déjà empreint de tensions, n’a pas aidé à tourner la page, et son expérience à Madrid tourne aujourd’hui au fiasco.
Parallèlement, la pression monte sur Florentino Pérez. Entre le licenciement de Xabi Alonso, la défaite en Supercoupe d’Espagne et l’élimination précoce en Coupe du Roi face à Albacete, le président est directement pris pour cible. Lors du match contre Levante, les supporters ont scandé des « Florentino, démission ! » et des banderoles critiques sont apparues dans les rues de Madrid – une première lors de son deuxième mandat.
Pour calmer la fronde, le patron du club veut désormais refondre l’effectif et relancer un nouveau cycle. Ses récents choix en matière de recrutement, à l’image du dossier Alexander-Arnold, sont considérés comme des échecs et entachent sérieusement sa gestion sportive.
