Il est le joueur le plus bankable du monde depuis le départ de Mbappé de Paris.
Pourtant, l’avenir de Vinicius Junior au Real Madrid n’a jamais été aussi incertain. Et Chelsea a décidé d’en profiter.
Une offre de 160 M€ qui révèle une fracture profonde au Bernabeu
En janvier 2026, The Guardian a lâché une bombe : Chelsea était prêt à formuler une offre de 160 millions d’euros pour s’attacher les services de Vinicius Junior. Ce chiffre n’est pas sorti de nulle part. Il est le symptôme d’une situation contractuelle qui pourrit dans les couloirs du Bernabeu depuis plus d’un an. Vinicius est sous contrat jusqu’en juin 2027 seulement — et les négociations pour sa prolongation sont officiellement au point mort. Le Real Madrid lui a proposé une prolongation jusqu’en 2030 à 20 millions d’euros par saison, sans primes. Réponse du Brésilien : refus catégorique. Il réclame un salaire aligné sur celui de Kylian Mbappé, voire supérieur. Florentino Pérez, qui a rarement accepté ce type de bras de fer, aurait pris une décision claire en interne : si aucun accord n’est trouvé avant l’été, Vinicius sera mis en vente plutôt que de le laisser partir libre en 2027.
Ce qui rend ce dossier explosif, c’est qu’il ne se résume pas à une simple querelle de salaire. Vinicius Junior a été sifflé par une partie de son propre public lors de la victoire 5-1 contre le Betis en janvier dernier — un épisode humiliant que l’entourage du joueur n’a pas digéré. Son niveau de performance, reconnaissent plusieurs observateurs espagnols, a « drastiquement chuté » depuis son échec dans la course au Ballon d’Or 2024, une désillusion personnelle qui l’a profondément marqué. À 25 ans, dans ce contexte de défiance partielle du public madrilène et de blocage contractuel, le Brésilien est dans un état d’esprit qui n’exclut plus un départ — et Chelsea le sait mieux que quiconque.
Chelsea ou l’Arabie ? Le vrai dilemme de Vinicius
L’offre de Chelsea n’est pas la première à cibler Vinicius Junior. En 2023, l’Arabie Saoudite avait proposé une somme astronomique estimée à 1 milliard d’euros — entre le transfert et les émoluments — que le Real Madrid avait refusée sans hésiter. Mais le contexte de 2026 est radicalement différent : il n’est plus question d’une vente impossible à justifier sportivement. Avec un contrat qui expire dans 14 mois, le Real Madrid n’est plus en position de force. Accepter 160 millions d’euros de Chelsea aujourd’hui, c’est éviter de le voir partir libre, ou quasiment, à l’été 2027. C’est aussi dégager une enveloppe colossale pour financer les autres cibles du mercato estival — à commencer par Enzo Fernandez, identifié comme la grande priorité du milieu de terrain madrilène pour l’été 2026.
Fabrizio Romano avait tempéré les ardeurs début janvier en affirmant qu' »aucune discussion, aucune offre, aucune négociation » n’avait formellement eu lieu entre Chelsea et Vinicius. Mais le spécialiste du mercato avait lui-même précisé que les négociations pour la prolongation ne reprendraient qu’en fin de saison. Nous y sommes. Avril 2026, saison blanche en vue pour le Real Madrid — sans Liga, sans Ligue des Champions —, et un vestiaire fragilisé par les tensions entre ego. Les prochaines semaines seront décisives : soit Vinicius accepte les conditions madrilènes et prolonge, soit le Real Madrid ouvre la porte à Chelsea et provoque le transfert le plus retentissant de l’histoire du football espagnol depuis Neymar en 2017.
