Dans le vestiaire volcanique du Real Madrid, les egos s’entrechoquent et les entraîneurs en font les frais.
Xabi Alonso en a fait l’amère expérience : sa gestion intransigeante de Vinicius Junior, relégué sur le banc à répétition, a précipité sa chute brutale en janvier 2026. Un divorce aussi rapide que retentissant qui révèle les fractures d’un groupe royal.
Xabi Alonso arrive au Real en 2025 avec l’étiquette du sauveur, mais impose vite une discipline de fer. Vinicius, star brésilienne habituée à la liberté sur l’aile gauche, se voit cantonné à un rôle d’ailier droit ingrat et sort prématurément lors de matchs clés, comme les demi-finales de la Coupe du Monde des Clubs contre le PSG. Sur 13 rencontres de Liga, le n°7 n’est titulaire que sporadiquement, frustré par des choix tactiques qui freinent son explosivité. Le Basque veut recadrer les stars, mais le courant ne passe pas.
Clásico explosif : la rupture consommée
Le point de non-retour survient au Clásico d’octobre 2025. Malgré une victoire 2-1 au Camp Nou, Vinicius est remplacé tôt et refuse la poignée de main d’Alonso, pestant publiquement contre sa gestion. « Je ne comprends pas pourquoi on me met de côté », lâche-t-il, menaçant même de claquer la porte. Alonso maintient sa ligne dure pour imposer l’autorité, mais le club hésite à le soutenir pleinement. Vinicius, appuyé par la direction et une partie du vestiaire, gagne la guerre des nerfs.
Son successeur, Álvaro Arbeloa, n’y va pas par quatre chemins : il dénonce la « cama » – la mise à l’écart – tendue à Alonso par ces tensions, qui ont fracturé l’équipe. Vinicius, jamais prolongé sous le Basque, l’ignore même dans ses hommages post-départ. Aujourd’hui, sous Arbeloa, le Brésilien rayonne à nouveau, comme face à Monaco (6-1), mais les cicatrices persistent : sifflets du Bernabéu et rancune contenue. Le Real, champion malgré tout, avance sur un fil, conscient que dompter ses « bandits » reste une gageure.

