Real Madrid : Arbeloa fait tout pour se présenter comme l’anti-Xabi Alonso, une stratégie risquée !

L’ancien défenseur du Real Madrid, originaire de Salamanque, a déjà dévoilé ses intentions en conférence de presse : il ne compte pas suivre la “méthode Xabi”.

Le limogeage de Xabi Alonso a marqué l’échec d’un projet sportif et confirmé que, dans la maison blanche, les hiérarchies ne fonctionnent pas comme ailleurs. Arrivé auréolé de ses réussites à la tête du Bayer Leverkusen, le technicien basque espérait remettre de l’ordre dans un vestiaire en perte de repères. Mais son passage n’aura duré qu’une demi-saison : les joueurs, réfractaires à ses méthodes exigeantes, ont rapidement cessé de le soutenir.

Pour lui succéder, la direction a fait appel à Álvaro Arbeloa, dépourvu d’expérience sur le banc mais parfaitement au courant de ce qui s’était passé dans le vestiaire ces derniers mois. Dès sa première apparition devant la presse, le nouveau coach a été clair : il ne reproduirait pas la rigueur de Xabi Alonso, préférant une approche plus conciliante envers ses joueurs.

Malgré la nette victoire obtenue lors du dernier match et un sentiment général d’amélioration, ce discours comporte un risque évident. Les joueurs semblent désormais détenir le pouvoir au sein du club. Ces derniers matchs ont montré que lorsqu’on les ménage, ils répondent présents ; mais lorsqu’on les met face à leurs responsabilités, comme le faisait Xabi, ils lâchent leur entraîneur.

Arbeloa, lui, joue habilement ses cartes. Il sait que cette nomination représente une chance unique et qu’il a six mois pour convaincre la direction qu’il mérite de rester en poste la saison prochaine. Pour y parvenir, il a compris qu’il devait avoir le vestiaire derrière lui – ce qui explique ses messages soigneusement calibrés en conférence de presse.

Dès le premier jour, il a identifié les joueurs clés à reconquérir : Vinicius, Bellingham et Valverde, trois cadres qui s’étaient éloignés de Xabi Alonso. Il a remercié le Brésilien pour son implication lors du déplacement à Albacete et lui a assuré une place de titulaire. Il a également salué la polyvalence de Valverde et de Camavinga, des compliments qui contrastent avec les tensions passées entre Xabi et leurs postes improvisés. En évoquant le pressing demandé à ses attaquants, il a précisé vouloir les garder “frais”, une nuance révélatrice des désaccords entre son prédécesseur et les stars du vestiaire. Ici, ce sont désormais les joueurs qui fixent les limites.

Si cette politique de proximité peut offrir des résultats immédiats, elle semble risquée à long terme. Transférer le pouvoir du coach aux joueurs n’a jamais été une solution durable. Au Real Madrid, les techniciens les plus brillants ont souvent su faire preuve de diplomatie, mais comparer cette génération à celle de Zidane ou Ancelotti serait illusoire : si le talent individuel reste immense, la profondeur de banc et la construction collective de l’effectif d’alors faisaient clairement la différence.