Quatre buts, une leçon de football : le RC Strasbourg a écrasé Lille 4-1 dimanche soir, et Gary O’Neil est l’homme fort de cette démonstration. Huit matchs sans défaite, Top 5 en vue – le Racing remercie son coach anglais.
Arrivé l’été dernier pour stabiliser un effectif turbulent, l’ex-entraîneur de Bournemouth a transformé les Alsaciens en machine bien huilée. Face à un LOSC en pleine crise, O’Neil a opté pour un 4-3-3 ultra-offensif : Panichelli en pointe explosive, Enciso et Godo sur les ailes virevoltantes. Résultat ? Trois buts en première mi-temps, une défense impériale et une maîtrise totale. « On a imposé notre rythme dès le coup d’envoi », jubilait O’Neil en zone mixte, saluant la « faim » de ses joueurs.
La patte O’Neil : pressing haut et transitions foudroyantes
Ce qui frappe, c’est la patte anglaise : pressing haut infernal, récupérations hautes et transitions verticales. Lille, suffoqué, n’a jamais existé, Giroud et Mukau impuissants. À 47 ans, O’Neil aligne sa 8e clean sheet en 19 journées – meilleure défense à l’extérieur en L1. Les échos sont unanimes : « Leçon de tactique », titre L’Équipe, tandis que RMC encense son « génie pragmatique ». Meilleur départ en L1 pour un coach étranger depuis Bielsa à Lille en 2017, O’Neil place Strasbourg à un point du Top 6 européen.
Avec Montpellier à domicile vendredi, le Racing peut valider son billet pour l’Europe Conférence. O’Neil, sous contrat jusqu’en 2027, n’a qu’un mot d’ordre : « Continuer à travailler ». Strasbourg n’est plus une équipe de transition, mais un prétendant sérieux. La Meinau vibre, l’Europe appelle – merci coach !
