Nommé en urgence le 7 janvier après le limogeage de Liam Rosenior parti à Chelsea, Gary O’Neil a lancé le RC Strasbourg sur les rails de la reconquête avec une première victoire 2-1 contre Metz. L’ex-coach de Wolverhampton gagne les cœurs en un temps record.
Ancien milieu offensif passé par Aston Villa et Portsmouth, O’Neil (42 ans) impose un style physique et technique hérité de la Premier League, sans révolutionner brutalement le vestiaire. « Nous avons modifié certaines choses pour éviter de tout chambouler », confie-t-il après avoir connu ses joueurs « comme des hommes et des athlètes ». Sa connaissance des énergies du groupe, forgée lors de 88 matchs en Angleterre, facilite une adaptation fluide dans un effectif jeune et talentueux.
Vestiaire conquis : Bellegarde donne le ton !
Jean-Ricner Bellegarde, ayant côtoyé O’Neil à Wolves, livre un retour élogieux : « C’est un coach que les joueurs vont apprécier, il n’y aura pas de problème d’intégration ». Diego Moreira et Martial Godo, buteurs décisifs contre Metz, illustrent l’impact immédiat, tandis qu’O’Neil flatte le kop de la Meinau pour son soutien indéfectible. Ce lien rapide avec l’environnement alsacien dope la dynamique des 7es de Ligue 1.
Avec Rennes en vue ce samedi, O’Neil priorise un renfort milieu défensif et des ailiers au mercato hivernal, tout en consolidant un vestiaire soudé. Sa nomination, acclamée comme une « bonne pioche » par les observateurs, pourrait propulser Strasbourg vers l’Europe si l’alchimie perdure.

