Le Racing Club de Strasbourg Alsace vit une saison de transition réussie. Liam Rosenior a posé les fondations d’un collectif conquérant jusqu’à son départ surprise pour Chelsea en janvier, avant que Gary O’Neil ne prenne le relais avec un pragmatisme redoutable.
Bilan comparé : deux visions complémentaires qui maintiennent le RCSA dans la course à l’Europe.
L’héritage flamboyant de Rosenior
Arrivé en juillet 2024, Liam Rosenior a révolutionné le Racing en misant sur un pressing haut et l’émergence des jeunes. Sur 36 matchs officiels, son bilan impressionne : 17 victoires, 10 nuls, 9 défaites, soit 1,69 point par match en moyenne. En Ligue 1, ses 33 rencontres affichent 1,73 point et un pourcentage de victoires de 48%, avec un différentiel de buts attendus (xG) de +6,58. Leader en Conference League et régulièrement dans le top 3 du championnat, il signe le meilleur début de saison depuis 1979. Son style offensif et fluide a enflammé la Meinau, transformant Strasbourg en machine à spectacle avant un envol londonien inattendu.
O’Neil, l’artisan de la solidité
Gary O’Neil, nommé début janvier 2026, a hérité d’un groupe sur les genoux mais l’a stabilisé en un temps record. Sur 8 matchs touss confonds (dont 3 en Ligue 1), il totalise 5 victoires, 1 nul et 2 défaites, avec 1,67 point par match en championnat – un poil sous Rosenior, mais supérieur en taux de succès (63% estimé). Sa patte ? Un pragmatisme anglais, axé sur les contre-attaques et une défense resserrée, illustré par la claque 3-1 infligée à Lyon (fin de leurs 13 victoires d’affilée) et le nul héroïque à Marseille. À 7e place avec 34 points, le RCSA respire l’Europe, prouvant que l’Irlandais sait gérer l’après-départ.
Top 5 des métriques décisives
| Indicateur | Rosenior (36 matchs) | O’Neil (8 matchs) |
|---|---|---|
| Points par match L1 | 1,73 | 1,67 |
| % Victoires | 48% | 63% |
| xG Différentiel | +6,58 | +1,2 (proj.) |
| Clean Sheets | 12 | 3 |
| Buts marqués/match | 1,8 | 2,1 |
Rosenior a bâti, O’Neil consolide : le duo invisible propulse Strasbourg vers les sommets. Avec le choc à Lens vendredi, le choix tactique paie déjà. BlueCo a trouvé sa formule gagnante.

