À 35 ans, Florian Sotoca incarne l’âme du RC Lens. En fin de contrat en juin 2026, l’attaquant emblématique discute d’une prolongation avec ses dirigeants, prêt à rogner sur son salaire actuel de 110 000 € mensuels pour rester fidèle au Sang et Or, malgré un rôle de joker cette saison.
Bollaert a forgé un monument : 40 buts en 220 matchs depuis 2021, héros de la belle épopée européenne et des joutes domestiques. Pourtant, sous Pierre Sage, Sotoca patiente sur le banc – un seul pion en Coupe de France –, acceptant stoïquement son sort (« Je prends mon mal en patience »). Les négociations, lancées l’été dernier et mises en pause, reprennent de plus belle. Le club, soucieux d’équilibre salarial, propose un contrat ajusté à cinq chiffres, aligné sur son statut de supersub expérimenté. Sotoca, passé par Nantes et Arras, rejette les sirènes extérieures pour un ultime chapitre artésien.
Prolongation ou adieu : le dilemme lensois
L’enjeu dépasse le vestiaire. Sotoca, pilier moral, porte les valeurs d’un Racing conquérant, 2e de Ligue 1 et qualifié pour les quarts de Coupe de France face à Lyon jeudi. Une prolongation récompenserait sa loyauté, stabiliserait un effectif miné par les forfaits (Saint-Maximin, Aguilar out). Mais le mercato guette : Man City sur Baidoo, Tottenham sur Sangaré, Lens doit composer finement pour viser le podium et l’Europe.
Le natif de Bettancourt-la-Ferrée, salaire gonflé à 1,32 M€ annuels, symbolise la réussite du projet Sang et Or post-promotion. Prêt à se serrer la ceinture, il rêve d’un bail jusqu’en 2027 ou 2028, même remplaçant d’élite. Will Still et la direction, conscients de son aura, accélèrent : une signature inattendue avant l’été ? Les supporters, en transe à Bollaert, scandent déjà son nom. Fidélité lensoise contre euros : Sotoca choisit le cœur.
Reste l’incertitude physique. À 35 ans, l’usure pointe, mais sa hargne compense. Une prolongation low-cost préserverait l’ossature pour l’assaut final en L1 et les ambitions continentales. Lens, club formateur et conquérant, miserait alors sur l’expérience du gaillard pour encadrer les pépites comme Baidoo ou Fulgini. Dans le Chaudron, l’émotion prime : Sotoca stop ou encore ? La réponse couve, porteuse d’un été sanglant.
