Alors que le RC Lens file vers un été agité, deux tauliers de l’effectif artésien pourraient plier bagage.
Mamadou Sangaré et Adrien Thomasson, piliers de la machine sang-et-or, attirent les regards de l’Europe. Ces rumeurs de départ s’inscrivent dans la stratégie de revente intelligente du club, dauphin du PSG en pleine course au titre.
Sangaré, l’or malien prêt à s’envoler
Mamadou Sangaré incarne le présent et l’avenir du RCL. Recruté l’été dernier pour 8 M€, cet international malien de 24 ans domine le milieu de terrain par sa hargne et sa vista. Ses performances XXL en Ligue 1 ont enflammé les recruteurs anglais et italiens, prêts à aligner 40 à 50 M€ pour s’offrir le joyau artésien. Un départ serait un crève-cœur pour Pierre Sage, mais lucratif après la plus-value colossale réalisée sur Kevin Danso (25 M€ l’été dernier). Lequel club tentera le premier coup de poker ?
Thomasson, l’artilleur en fin de mission
À 32 ans, Adrien Thomasson reste un poison devant le but (8 réalisations cette saison), mais son bail s’achève en 2026. Le buteur expérimenté pourrait ouvrir la porte à une nouvelle pépite offensive, dans la tradition des mercatos lensois qui équilibrent comptes et ambitions. Moins spectaculaire que Sangaré, son cas illustre parfaitement le modèle économique du club : rentabiliser les vétérans pour financer la relève. Une porte de sortie cet été allégerait les finances tout en libérant du temps de jeu aux jeunes talents.
Le grand ménage stratégique
Le mercato lensois ne s’arrête pas là. Facundo Medina (défenseur central), Angelo Fulgini et Salis Abdul Samed figurent aussi sur la liste des partants potentiels, tandis qu’Andrija Bulatović (prolongé jusqu’en 2030) et Ruben Aguilar assurent la continuité. Ce roulement permanent fait les forces du Racing : vendre au bon moment, racheter malin. À 43 points et 2e de Ligue 1, Lens aborde le choc à Strasbourg vendredi avec la pression du titre, mais l’esprit déjà tourné vers l’été. Gervais Martel sait que chaque transfert gagnant renforce Bollaert pour une décennie.
Sangaré et Thomasson cristallisent l’essence du projet lensois : performer sur le pré, briller en Europe, puis transformer la sueur en euros. Ces départs, s’ils se concrétisent, ne seront pas des fins en soi, mais les fondations d’un cycle victorieux. Les supporters, gardiens jaloux de l’âme artésienne, retiendront l’héritage autant que les chèques. Lensois jusqu’au bout des ongles.
