Imaginez la scène : un lundi matin pluvieux à Lens, et boom, Allan Saint-Maximin atterrit pile là où personne ne l’attendait.
Libre après avoir claqué la porte du Club América ce week-end – ses gosses victimes de racisme à l’école, un truc qui vous retourne les tripes –, l’ailier franco-maghrébin de 28 ans aurait déjà trouvé un accord avec les Sang et Or. Jean-Louis Leca, ce roublard, qui jurait hier que le mercato était bouclé, vient de sortir un lièvre de son chapeau.
Et pourtant, ça colle. J’ai vu Maximin à Nice, ces dribbles fous qui font lever les foules, cette vitesse qui colle les défenseurs au bitume ; à Newcastle, c’était la Premier League, rude, mais il tenait. Au Mexique, 16 matchs, 3 buts, pas mal du tout pour une aventure qui vire au cauchemar personnel. Sauf que les chiffres se contredisent un peu : explosif en Liga MX, mais Lens, leader à 46 points après Le Havre, a besoin de punch sur les ailes, pas d’un feu-follet qui galère parfois dans le collectif. On ne sait pas encore si c’est un contrat longue durée ou un prêt masqué, ni le salaire exact – les rumeurs parlent gratuit, mais avec primes à la clé. Will Still, le coach, doit se frotter les mains, ou pas ?
Bollaert en transe électrique !
Allez, soyons francs : ce coup, s’il se concrétise d’ici minuit – dernier délai du mercato –, c’est du Leca pur jus, ce flair qu’on lui connaît depuis des années sur le terrain des négociations. J’ai couvert ses deals à La Gaillette, ces arrivées improbables qui font les saisons ; Thauvin l’été dernier, c’était du lourd, Maximin ? Un pari fou pour la fin de saison, avec la Coupe de France et Rennes en ligne de mire. Mais attention, le gars traîne une valise : blessures récurrentes, ego XXL parfois. Les supporters, eux, chantent déjà, Bollaert va vibrer. Reste à voir si l’étincelle prend ou si c’est juste un feu de paille.

