Une nouvelle date introuvable, des supporters lensois en colère et les provocations de Moscato en fond sonore. Le report du choc de la 32e journée de Ligue 1 entre le RC Lens et le PSG n’en finit plus de faire des vagues.
Il y a des décisions administratives qui passent inaperçues. Et d’autres qui mettent le feu aux poudres. Le report du match RC Lens – Paris Saint-Germain, initialement prévu le 13 mai 2026 pour la 32e journée de Ligue 1, appartient clairement à la seconde catégorie.
Une logique officielle, une perception désastreuse
La Ligue de Football Professionnel a justifié ce nouveau décalage par un argument de bon sens : Lens dispute la finale de la Coupe de France face à Nice le 23 mai au Stade de France. Enchaîner un choc de championnat à enjeu quelques jours après une telle échéance aurait été jugé inéquitable pour les Sang et Or. Le match devrait donc se tenir en milieu de semaine après la finale, une fois les 33e et 34e journées disputées.
Sur le papier, la décision se défend. Dans les faits, elle intervient dans un contexte déjà fragilisé par un premier report — celui de la 29e journée, décalé en mars pour permettre au PSG de disputer un match de Ligue des Champions contre Liverpool. Deux reports successifs impliquant les mêmes équipes : le terreau idéal pour la polémique.
Moscato lâche les mots que d’autres pensent tout bas
C’est Vincent Moscato qui a cristallisé la tension sur les antennes de RMC dès le 26 mars 2026 : « Ça magouille ! Le foot, c’est du trafic d’influence, une ambiance de magouillasse. » Des mots tranchants, assumés, qui visent directement la LFP et ses arbitrages calendaires jugés trop favorables à la capitale. Sur les forums et réseaux sociaux, les supporters lensois ont rapidement amplifié le message, parlant de « honte PSG » et dénonçant une fédération « pro-Paris » structurellement.
Du côté du RC Lens, le club avait déjà exprimé son mécontentement lors du premier report via un communiqué daté du 23 mars, évoquant un « rythme inadapté ». Cette fois, les Artésiens acceptent le décalage — la finale de Coupe de France offrant une justification difficilement contestable.
Aucune preuve, mais une gêne réelle
Pierre Ménès a tenté d’éteindre l’incendie fin mars : « Arrêtez les accusations. » Le PSG, lui, s’abrite derrière l’intérêt collectif, notamment l’impact sur le coefficient UEFA et le rayonnement du football français en Coupe d’Europe. Aucune enquête n’a été ouverte, aucune sanction prononcée.
Reste une réalité sportive inconfortable : Lens, dauphin du PSG à seulement quatre points, voit sa fin de saison compliquée par un calendrier morcelé et imprévisible. Dans une course au titre aussi serrée, chaque journée compte. Et chaque report aussi.

