Expulsé alors qu’il s’échauffait simplement contre Lyon en Coupe de France, Arthur Masuaku paie cash son emportement. Une sanction de la FFF qui tombe comme un couperet et prive Lens d’un atout précieux en pleine course au titre.
Le 5 mars dernier, lors des quarts de finale de la Coupe de France à Lyon, le RC Lens crée la sensation en éliminant l’OL aux tirs au but (2-2, 4-5 tab), malgré une infirmerie déjà chargée. Remplaçant au coup d’envoi, Arthur Masuaku, arrivé en prêt de Sunderland fin janvier, s’échauffe tranquillement au bord du terrain. Mais l’arbitre Benoît Bastien n’apprécie guère ses mots adressés à l’assistant – des propos jugés « inappropriés » et insultants. Carton rouge direct pour le latéral gauche international congolais, une première dans une situation aussi inédite.
Lens saigné à Blanc !
La commission de discipline de la FFF n’a pas traîné : réunie le 12 mars, elle inflige à Masuaku trois matchs de suspension ferme, plus un avec sursis selon certaines sources comme L’Équipe. Il a déjà purgé un match contre Metz et ratera Lorient (J26, 14 mars) et Angers (J27). Retour espéré après la trêve internationale, mais ce coup dur fragilise Pierre Sage, déjà privé de sept cadres pour le déplacement en Bretagne. Le Racing, leader virtuel en Ligue 1, doit improviser sans son polyvalent de 32 ans, limité à deux apparitions cette saison.
Cette affaire étrange soulève des débats : exclusion légitime ou arbitrage excessif ? Pour Lens, en pleine bataille pour le podium, l’absence de Masuaku pèse lourd alors que le PSG guigne un report de choc. Sage table sur la solidarité du groupe pour transformer ce revers en motivation, mais les supporters ruminent : un prêt sans option qui tourne déjà au vinaigre. Le latéral, habitué aux coups d’éclat à West Ham ou Valencia, doit maintenant ravaler sa colère et attendre son heure.

