Raphaël Varane, ancien défenseur emblématique de l’équipe de France, s’engage aujourd’hui dans un combat loin des terrains : la protection des jeunes footballeurs face aux dangers du jeu de tête.
Dans une interview donnée à RMC Sport le 10 octobre, il alerte sur les risques que représentent les impacts répétés pour un cerveau encore en formation. Il déplore l’absence de mesures concrètes en France pour encadrer cette pratique, alors que d’autres pays ont déjà agi : “Il n’y a eu aucun changement concret pour sécuriser le jeu de tête, surtout chez les enfants. Certains pays avancent, mais en France, on a encore beaucoup de retard.”
S’appuyant sur les études scientifiques existantes et son expérience personnelle, Varane rappelle que ces chocs peuvent avoir des conséquences durables : troubles de la mémoire, perte de concentration ou maladies neurologiques. “C’est révoltant de voir qu’en changeant quelques normes, on pourrait protéger des milliers d’enfants. Le cerveau, surtout en pleine croissance, mérite qu’on prenne toutes les précautions.” Lui-même reconnaît avoir subi des commotions et des maux de tête à répétition au cours de sa carrière.
Pour l’ancien international, la solution passe avant tout par la prévention et l’éducation. Il propose d’interdire le jeu de tête avant 12 ans et de sensibiliser les jeunes aux risques encourus. “Les enfants comprennent très bien quand on leur explique pourquoi. Si c’est une règle partagée, ils l’acceptent sans problème.” Varane souhaite ainsi changer une culture encore trop centrée sur la résistance à la douleur, rappelant qu’“apprendre à se protéger, c’est aussi être fort”.
