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Raheem Sterling rate ses débuts à Feyenoord !

Raheem Sterling - Photo by Icon Sport

Arrivé libre cet hiver à Feyenoord, Raheem Sterling espérait trouver aux Pays-Bas un nouveau souffle à sa carrière. Ses premières minutes sous le maillot du club rotterdamois ont pourtant déclenché une surprenante polémique.


Raheem Sterling n’imaginait sans doute pas que son baptême néerlandais tournerait aussi vite à la controverse. Entré en jeu à la 61e minute face à Telstar (2-1), le 22 février, l’international anglais n’a pas convaincu. Manque de rythme, explosivité en berne, déplacements hésitants… Les médias bataves n’ont pas tardé à dégainer. L’ancien international Rafael van der Vaart a ouvert le bal, estimant que le joueur « n’a plus les jambes » pour évoluer au plus haut niveau. D’autres consultants se sont engouffrés dans la brèche, insinuant même qu’un club de deuxième division conviendrait mieux à l’ancien ailier de Manchester City.

Van Persie monte au front

Face à cette avalanche de critiques, Robin van Persie est monté au créneau. L’entraîneur de Feyenoord a vivement demandé un peu de patience et de contexte. « Sterling sort de plusieurs mois sans compétition ni entraînement collectif. Le juger sur trente minutes, c’est incompréhensible », a-t-il plaidé. L’ancien attaquant des Oranjes, déjà réputé pour protéger ses joueurs, a rappelé que l’Anglais devait avant tout retrouver du rythme avant de prétendre à un rendement normal. À 31 ans, Sterling ne sort pas d’une blessure, mais d’un long tunnel sans jouer : un détail crucial souvent omis dans les commentaires à chaud.

Solidarité anglaise

La tempête médiatique n’a pas laissé ses compatriotes indifférents. Jack Grealish, son ami et ex-coéquipier en sélection, a publiquement pris sa défense après un message moqueur circulant sur les réseaux sociaux. « Quel post stupide ! Ce type n’a pas joué depuis des mois, montrez un peu de respect », a-t-il lâché sur Instagram. Un rappel salutaire, tant la tendance à juger hâtivement s’amplifie à chaque prestation scrutée à la loupe. Sterling, de son côté, garde le silence, se concentrant sur un seul objectif : retrouver des jambes et sa confiance.

La patience comme mot d’ordre

Conscient des attentes autour d’un joueur à la carrière aussi riche — Premier League, Ligue des champions, sélection anglaise —, Van Persie a demandé six à huit semaines avant une véritable évaluation. Feyenoord espère d’ici là bénéficier du talent et de l’expérience d’un joueur rompu aux grandes scènes européennes. Si le début d’aventure s’annonce chahuté, Sterling a encore le temps d’inverser la tendance. Reste à savoir si Rotterdam saura lui laisser l’espace nécessaire pour renaître, loin des jugements hâtifs et des regards impitoyables.

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